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La nécessité d'introduire des reformes "profondes" dans le système financier et bancaire, en vue d'accélérer le rythme de la croissance économique a été soulignée mardi à Alger par les participants au colloque international sur "le système financier et la croissance économique: le développement du système bancaire".Lors de cette rencontre, organisée par l'Ecole supérieure de commerce (ESC), les intervenants ont affirmé que la croissance économique en Algérie connaissait un certain ralentissement par rapport aux réformes engagées dans le domaine bancaire, allant ainsi à l'encontre des prévisions des gouvernements et des experts dans le domaine financier.A cet effet, Latreche Tahar, enseignant à l'ESC a indiqué que la croissance économique connaissait un certain ralentissement par rapport au niveau de l'activité économique et à la diversité de l'économie nationale, en dépit des réformes engagées dans le domaine financier et bancaire.Il est nécessaire d'approfondir ces réformes en introduisant de nouvelles réformes structurelles visant à relancer l'offre, à résoudre les problèmes entravant la croissance économique et à lutter contre le chômage en Algérie jusqu'en 2030, a-t-il estimé."Les précédentes réformes n'étaient pas globales ou conçues pour aboutir à des résultats positifs au niveau sectoriel, voilà pourquoi il faut exploiter toutes les ressources financières allouées à la réalisation d'une croissance économique proche de son niveau d'équilibre à court terme", a-t-il précisé.Ces réformes doivent toucher les entreprises et les agents économiques, dans le cadre de la diversification de l'économie pour hisser le niveau de la croissance à long terme notamment à travers la relance du marché du travail, a-t-il dit.Parmi les solutions proposées, M. Latreche souligne la nécessité d'une politique de l'emploi fondée sur des normes économiques strictes et non sur des normes sociales."Le financement excessif des projets et l'investissement ne suffisent pas pour la réalisation de la croissance", a-t-il estimé, car le taux des crédits bancaires alloués à l'activité économique est très élevé en Algérie, soit 15% par an contre 2,5% pour le taux de la croissance économique hors hydrocarbures.APS


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