M.Sellal a évoqué un «énorme potentiel économique sous-utilisé» et la nécessité d'une transition économique.
Devant le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a effectué une visite de deux jours en Algérie, à la tête d'une importante délégation d'hommes d'affaires, les responsables et patrons algériens ont fait une véritable opération de séduction des opérateurs turcs.
Le forum d'affaires algéro-turc qui a rassemblé, avant-hier, près de 700 opérateurs des deux pays à l'hôtel Aurassi (Alger) a été le cadre idoine pour réussir une telle opération. Le président du Forum des chefs d'entreprise (FCE), Réda Hamiani, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Cherif Rahmani et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, se sont succédé pour souligner les «vertus» de l'économie algérienne et appeler, en les rassurant, les entrepreneurs turcs à intensifier leurs investissements en Algérie.
Réussir la transition économique
Dans son allocution, M.Sellal a souligné que «cette rencontre économique illustre indéniablement notre volonté de donner un nouvel élan aux relations entre les deux pays». Faisant lecture des données sur l'économie algérienne, le Premier ministre a avoué que les acquis sont «fragiles» et «sont à préserver». Dans ce contexte, M.Sellal a évoqué un «énorme potentiel économique sous-utilisé» et la nécessité d'une transition économique «urgente et indispensable».
«L'Algérie a les moyens de réussir cette transition», a-t-il estimé, appelant les entreprises turques à contribuer à cette transition. «Le partenariat avec la Turquie est pour nous l'un des instruments d'accompagnement et de concrétisation de cette transition économique notamment par l'investissement direct, le partenariat gagnant-gagnant et l'expertise», a-t-il indiqué. L'orateur a invité les entrepreneurs turcs à diversifier leurs investissements pour toucher à tous les secteurs sans exclusif.
Pour lui, les infrastructures dont dispose l'Algérie permettent d'envisager un investissement en nombre et en dimension. Le Premier ministre a identifié les secteurs d'activité «éligibles à une coopération mutuellement bénéfique pour nos deux pays». Il s'agit de l'énergie et des mines, de l'industrie, de l'agriculture et du tourisme, ainsi que de la santé et des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Dans son allocution, M.Sellal a indiqué que l'Algérie a pris des mesures pour améliorer le climat des affaires et faciliter l'acte d'investir.
«Nous veilleront à inscrire dans la durée ces mesures visant la stabilité juridique et donc la sécurité des investissements», a ajouté le Premier ministre. Pour rassurer, il a souligné le fait que les hommes d'affaires turcs trouveront en Algérie de grandes opportunités d'affaires et des facilitations pour fructifier leurs investissements et contribuer à l'entreprise de diversification de la coopération économique entre les deux pays.
570 entreprises turques en Algérie
Avant l'intervention du Premier ministre, c'est le président du Forum des chefs d'entreprise (FCE), Réda Hamiani, qui a tenté de rassurer les entreprises turques sur le climat des affaires en Algérie.
«Nous voulons renforcer la confiance entre les entreprises des deux pays et influer positivement sur les relations bilatérales», a-t-il déclaré. M.Hamiani, qui a noté la présence de 575 entreprises turques en activité en Algérie, a indiqué que le volume des échanges global entre les deux pays avoisine les 5 milliards de dollars. Il s'est félicité de cette présence, tout en appelant à la poursuite des efforts des entreprises de ce pays.
Pour le président du FCE, l'économie algérienne a des fondamentaux positifs: les réserves de change, la dette extérieure absorbée et un budget d'investissement de près de 300 milliards de dollars. Dans ce contexte, il a souhaité pour l'Algérie, de recevoir davantage d'investissements turcs en partenariat avec les entreprises algériennes.
«Nous avons besoin des Turcs dans l'objectif de développer les capacités de production et construire une industrie compétitive capable de produire selon les normes internationales», a-t-il précisé, soulignant l'attractivité de l'Algérie qui applique la convention de la Zone arabe de libre-échange (Zale) et qui a signé un Accord d'Association avec l'Union européenne. Pour sa part, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Chérif Rahmani, a indiqué que les relations économiques entre l'Algérie et la Turquie connaîtront prochainement une nouvelle dynamique. Il a annoncé la signature dans les prochains jours d'autres accords entre les entreprises des deux pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim AIMEUR
Source : www.lexpressiondz.com