Alger - A la une

Alger / Pénuries et manque de transport Un Aïd comme les autres



Constat - Cette année encore, malgré les garanties du ministre du Commerce, les Algériens ont subi le diktat des commerçants.
Alors que les volutes du fumet de méchoui se dégageaient des habitations, les habitants de plusieurs quartiers de la capitale maudissaient les commerçants qui avaient osé passer outre le système de permanence mis en place à l'occasion de l'Aïd. «Plusieurs boulangeries n'ont pas respecté leurs engagements. Allez voir du côté de Bab Ezzouar ou de certaines zones périphériques de la capitale, les boulangers n'ont pas ouvert.
Hier et aujourd'hui, trouver une baguette de pain était un véritable exploit», dira un automobiliste à la recherche de ce produit. Il ne manquera pas de souligner que cette situation a été également constatée au niveau de certains magasins d'alimentation générale. Pourtant, à la veille de l'Aïd, l'UGCAA avait triomphalement annoncé, à l'occasion d'une conférence de presse, que les boulangeries de l'ensemble du pays, s'étaient engagées à ouvrir leurs portes durant les deux jours de l'Aïd.
Dans le même cadre, elle avait rassuré la population sur la disponibilité du lait en sachet et des fruits et légumes en affirmant que les distributeurs de lait allaient fonctionner régulièrement pour assurer l'approvisionnement des détaillants. «Certes, certaines laiteries devaient assurer la production durant ces deux jours de l'Aïd, mais allez trouver un sachet ! Ce sont les détaillants qui n'ont pas joué le jeu. L'UGCAA n'a aucun pouvoir pour pousser les commerçants à respecter leurs engagements. Cette mission incombe à la DCP et à la wilaya qui devait diffuser un arrêté contraignant pour les permanenciers.
C'est le wali qui peut prononcer une fermeture à l'encontre des défaillants, pas l'UGCAA», dira un autre automobiliste qui était à la recherche d'un sachet de lait.
Et pour ajouter aux difficultés des Algérois, des transporteurs se sont, eux aussi, accordé un repos, passant outre les dispositions du cahier des charges fixant les obligations en matière de service public. Seule l'Etusa a assuré le service même en direction de l'ensemble des cimetières de la capitale. En revanche l'opérateur privé assurant les lignes du centre-ville n'a pas assuré le travail alors que les opérateurs, par le biais de l'ONTT, avaient affirmé qu'ils allaient assurer un système de permanence.
Hier, et alors que certains goûtaient aux délices d'un «méchoui» bien grillé, des familles entières continuaient à vadrouiller à la recherche d'un sachet de lait ou d'une baguette de pain et d'un quelconque moyen de transport, puisque même les «taxieurs» ont préféré passer l'Aïd en famille plutôt que de respecter la fonction de service public qui est la leur. Finalement, les fêtes de l'Aïd passent et se ressemblent et plusieurs opérateurs économiques, tenus d'assurer leur mission de service public, n'ont pas encore compris combien est important leur rôle dans la vie d'une cité.
Mais dans ce tableau figure quand même un rayon de lumière puisque, aussi bien les médecins que les pharmaciens ont respecté le tableau des gardes fixé par la Direction de la santé publique, de la population et de la réforme des hôpitaux qui a également mobilisé plusieurs généralistes et spécialistes pour assurer des gardes aussi bien au niveau des différents services des CHU que des établissements sanitaires de proximité.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)