Délinquance - Le passage de l'ex-Crampel situé à Belouizdad menant vers l'avenue de l'ALN, est devenu un véritable coupe-gorge pour les piétons et les usagers du rail. La même situation prévaut au niveau de la gare centrale de la Sntf et les voûtes de la pêcherie.
Il n'y a pas plus dangereux que lorsque des délinquants, sous l'effet de psychotropes, s'attaquent à des citoyens sans défense. C'est d'ailleurs ce qui s'est produit hier en début de soirée au niveau du passage Crampel menant vers l'avenue de l'ALN. Un jeune couple s'est fait agresser par des délinquants qui lui ont subtilisé une mallette qu'ils venaient d'acquérir auprès d'un commerce du coin. Cette agression s'est produite sous le regard de plusieurs passants.
«Ce n'est pas la première fois que de tels méfaits se produisent en ce lieu, et ce n'est pas la première fois non plus que les passants préfèrent tourner le dos à de tels méfaits plutôt que d'agir en masse», témoigne un commerçant qui venait de fermer boutique. Quant à la dame, encore sous le choc et craignant pour la vie de son mari qui est allé à la poursuite de ses agresseurs. Son cri d'alarme est lancé à toute cette masse humaine de curieux pour que son mari revienne. «Retenez-le, il va se faire tuer par ces drogués», implorait-elle les présents. A son retour, le malheureux montre du doigt et accuse tout le monde et personne.
Il ne cessait de menacer ses agresseurs de vengeance. «Pourquoi venir maintenant aux nouvelles, alors que certains parmi vous sont complices de ces délinquants qui s'attaquent à des personnes sans défense», lance-t-il à l'adresse de certains curieux. «Le siège de la sûreté urbaine est pourtant là à quelques mètres. Mais les policiers n'interviennent qu'après coup. Sinon, ils n'interviennent que pour verbaliser un automobiliste en infraction, c'est tout. Pour ce qui est de mettre la main sur ces délinquants, ils sont souvent absents», lance-t-il encore d'un ton coléreux. «Je reviendrai prendre ma vengeance.
Moi, je ne suis pas n'importe qui, je suis un natif de ce quartier», nous dit-il lorsque nous l'abordons et déclinons notre identité. «Puisque c'est la loi du Talion, je vais prendre ma revanche.
C'est le khoudmi qui va réparer ces griffes sur le poignet de ma femme. Ecrivez-le et soyez courageux de rapporter fidèlement ma déclaration», nous dit-il. L'insécurité règne au niveau de la passerelle de la gare centrale de la Sntf. Chemin faisant, nous rencontrons un groupe de quatre délinquants armés de chaîne de vélo, tube en galvanisé et probablement certains armes blanches enfouies sous les vestons.
Ils sont à la recherche d'une proie. Un gargotier du coin témoigne qu'il s'agit d'un groupe qui sème la terreur au sein des usagers du rail qui empruntent en soirée ce passage pour rejoindre la station de la Sntf.
«Et pourtant, le siège de la sûreté urbaine du port d'Alger se trouve à quelques mètres. Malheureusement, les policiers n'interviennent jamais avant que ne se produise l'agression et parfois l'irréparable», raconte notre interlocuteur qui a assisté à des dizaines d'agressions. «Nous ne pouvons pas intervenir, au risque de subir les retombées de descentes punitives», dit-il encore.
«A quoi sert la police '»
Une situation similaire se présente au niveau des voûtes de la pêcherie. Là, ce sont des groupuscules qui agissent en toute impunité, sinon en toute liberté. Les restaurateurs du coin que nous avons questionnés, sont unanimes. «Ces badauds profitent du laxisme des services de sécurité pour s'attaquer à nos clients et à ceux qui transitent par là pour rejoindre la place des Martyrs», nous dit-on. Pourtant, là aussi, un barrage de police permanent se trouve en contrebas de ce passage, de même que le siège de la sûreté urbaine de la place des Martyrs. «A quoi sert la police, si ce n'est pour protéger les citoyens et mettre hors d'état de nuire ces groupuscules qui menacent notre quiétude '», s'interroge un citoyen qui a déjà subi les affres de ces groupes maffieux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Khazini
Source : www.infosoir.com