
Préoccupation ? Un appel est lancé par les commerçants et artisans des marchés Mohammed-Makhloufi et Rabah-Djaballi pour exhorter les pouvoirs publics à résoudre leur problème.Akil Ayachi,représentant du marché Mohamed-Makhloufi, a appelé le wali d'Alger à intervenir pour mettre un terme à la situation catastrophique du marché Makhloufi-Mohammed.Les 168 commerçants sont au bord de la faillite, a-t-il déploré. Les 103 tables donnant sur la ruelle sont quasiment vides alors que la moitié des 63 magasins est fermée depuis des mois a-t-il souligné, ajoutant que ses efforts sont restés vains malgré ses multiples démarches auprès de l'APC et de la daïra de Mohammed Belouizdaz, ainsi que de la wilaya d'Alger.Selon lui, ce qui a amené les commerçants à délaisser cet espace est tout d'abord le manque d'éclairage. Il y a aussi la mauvaise installation de la canalisation des eaux usées, qui a été, selon lui, la cause d'énormes dégâts et inondations surtout en période hivernale.Outre ces imperfections, il a cité le problème du plafond où des trous ont été découverts et celui de la façade impraticable.Ensuite l'intervenant a remis en cause l'étude du marché, qui, à son avis, est inadéquate et faite n'importe comment. Il argumente ses propos par le fait que l'installation des tables des marchands de fruits et légumes s'est faite tout près des rayons de vêtements et cosmétiques. En outre, Akil Ayachi s'interroge sur les répercussions des travaux d'aménagement dans le cas où ceux-ci seraient entamés surtout que les marchands de légumes et de fruits ont obtenu l'accord d'aménager leur table. «Comment agiront les vendeurs de vêtements et autres une fois que les chantiers seront entamés devant leur portes?'», s'est-il interrogé. Dans un autre contexte, il s'est demandé comment le wali délégué a-t-il pu inaugurer, en juillet dernier, ce marché avec toutes les ces imperfections?' En outre, il a déploré le manque ou l'exiguïté des espaces pour contenir ce genre de commerce.«Comment pourrai-je travailler dans un carré de 5x5?'», s'interroge l'un des commerçants. «Pourrai-je mettre mon stock ici?'», se demande-t-il, tandis qu'un autre nous a confié qu'il a perdu tout espoir après avoir perdu tout son argent dans les travaux de réfection.Concernant l'autre marché Djaballi-Rabah contenant 103 magasins, l'un des commerçants nous a déclaré que ce marché ressemble plus à des cabines téléphoniques qu'à un marché. «Il n'y a ni toit, ni électricité, ni toilettes, ni conduites des eaux usées», précise-t-il. Il ajoute que ces contraintes ont amené beaucoup de commerçants à abandonner ces espaces tandis que d'autres ont versé dans le marché informel, et que d'autres encore songent réellement à vendre les locaux surtout si les choses n'évoluent pas, d'ici à juillet prochain.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Doudou Abdelaziz
Source : www.infosoir.com