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Alger, la clef pour comprendre le Sahel De plus en plus de responsables étrangers y séjournent



Alger, la clef pour comprendre le Sahel                                    De plus en plus de responsables étrangers y séjournent
Alger est devenue, en quelques jours, une capitale qui compte. En plus des dirigeants de la région, la capitale algérienne devient un véritable chassé-croisé de plusieurs responsables de différents pays. A commencer par ceux qui «comptent», à leur tête les Américains. Quelques jours seulement après la mort de Kadhafi en Libye, l'administration américaine a envoyé à Alger son secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires du Proche-Orient et l'Afrique du Nord, M. Jeffrey D. Feltman. L'homme a été longuement reçu par le président de la République et d'autres hauts responsables du pays. «Nous sommes désireux de renforcer la coopération entre les deux pays (Algérie et USA) afin d'empêcher et maîtriser le trafic d'armes à partir de la Libye», a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse. «Il est important pour nous de comprendre la position de l'Algérie concernant ce qui se passe dans la région et comment l'Algérie envisage la meilleure façon de soutenir les autorités de ce pays (Libye) en période de transition», a-t-il encore soutenu. Le responsable américain n'est pas le seul à être préoccupé par la situation dans la région. Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, était, également, à Alger la semaine dernière. Il a lui aussi exprimé la crainte de son pays de voir le terrorisme prendre de l'ampleur dans la région. Hier encore, le groupe de contact algéro-britannique dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, qui s'est réuni durant deux jours à Alger, a rendu ses conclusions. «Nous avons eu particulièrement à examiner l'évolution de la menace de l'AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) dans la sous-région et les implications de la crise libyenne en termes de prolifération d'armements en tous genres et de circulation d'éléments armés incontrôlés qui peuvent mettre en danger la paix et la sécurité dans la sous-région», a indiqué Kamel Rezzag-Bara, qui a présidé la délégation algérienne à cette rencontre.
Sur le plan régional, le président malien est depuis deux jours à Alger. «La situation (dans le Sahel, NDLR) devient de plus en plus préoccupante et je pense qu'en pays voisin, nous partageons la même vision sur cette question», a indiqué Amadou Toumani Touri, avant de livrer le fond de sa pensée : «C'était déjà une région faible avec des menaces multiples et beaucoup de difficultés, mais aujourd'hui, il y a une nouvelle donne. On parle beaucoup plus de la présence de groupes organisés et lourdement armés à la suite des derniers événements survenus en Libye.»Le président du Niger et celui de la Mauritanie seront à Alger dans les prochains jours, assure-t-on. Une autre preuve que la situation est de plus en plus difficile dans une région déjà fragilisée par les aléas climatiques.
A. B.
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