La visite du ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération en Algérie aura permis de confirmer la tendance à l'apaisement dans les relations algéro-marocaines.
img /evenement&art4&2012-01-25img1.jpg"
La visite du ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération en Algérie aura permis de confirmer la tendance à l'apaisement dans les relations algéro-marocaines.
Une démarche davantage réitérée par la «forte volonté» exprimée par les deux chefs de la diplomatie, lors d'une conférence conjointe tenue au siège du ministère des AE à Alger. En évitant, expressément, d'aborder les dossiers lourds, la réouverture des frontières terrestres entre les deux pays fermées depuis 1993 et la question du Sahara occidental entre autres, Mourad Medelci et son homologue marocain ont réaffirmé la volonté de leurs pays respectifs à renforcer la coopération dans plusieurs secteurs économiques aussi sensibles que l'énergie, les ressources en eau, l'enseignement professionnel et l'agriculture. « Nous sommes prêts à pousser très loin nos relations et d'élargir la coopération à d'autres secteurs », a souligné le ministre algérien des AE, affirmant par là- même que « 2012 apportera des résultats plus précis qu'en 2011». Mourad Medelci parle de « renaissance des relations fraternelles » entre l'Algérie et le Maroc, tout en insistant sur la nécessité de garder un contact permanent entre les deux voisins. « Notre stratégie, aujourd'hui, consiste à commencer avec les questions où on converge (') les autres questions se feront dans la concertation bilatérale et la transparence totale », s'est contenté de répondre Medelci, précisant que les relations algéro-marocaines seront traités dans « une vision globale ». Le ministre marocain lui a soutenu que
« c'est l'heure de dépasser les
contraintes », réaffirmant de son côté la volonté du Makhzen de refonder ses relations avec l'Algérie de manière à leur donner «un nouveau souffle». C'est inconcevable que les relations entre nos deux pays ne soient pas développées dans tous les domaines », a martelé Saâd-Eddine El Othmani, appelant les autorités algériennes à établir une feuille de route commune avec un suivi permanent et rigoureux à même de concrétiser les efforts de coopération bilatérale.
« L'Algérie et le Maroc peuvent accomplir des rôles très importants sur tous les plans (') le nouveau paysage maghrébin doit nous permettre de construire ce dont on a échoué d'accomplir dans le passé », a-t-il poursuivi. Concrètement, les deux parties ont convenu d'organiser des rencontres de « haut niveau » deux fois chaque année, de multiplier les échanges au niveau
ministériel et d'élargir le champ de coopération à divers secteurs d'activité. C'est dans cet esprit qu'il a été décidé de réactiver la Haute commission mixte, gelée depuis 1993, dont une réunion devra se tenir le 13 février prochain à Rabat. Aussi les deux chefs de la diplomatie algérien et marocain, semblent converger sur la nécessité de relancer l'édification de l'Union pour le Maghreb arabe (UMA), à commencer par la réactivation des différentes instances composant cette entité en léthargie depuis plusieurs années. Dans cette optique, la prochaine réunion au sommet des ministres des AE de l'UMA, prévue le 17 ou le 18 février prochain dans la capitale marocaine saura donner le coup d'envoi à la relance des relations maghrébines pour repartir de bon pied. C'est dire que l'Algérie et le Maroc semblent décidés à dépasser les questions qui fâchent, ce qui n'est pas de toute évidence, et aborder les défis de l'heure dans un contexte régional des plus cruciaux.
Une démarche davantage réitérée par la «forte volonté» exprimée par les deux chefs de la diplomatie, lors d'une conférence conjointe tenue au siège du ministère des AE à Alger. En évitant, expressément, d'aborder les dossiers lourds, la réouverture des frontières terrestres entre les deux pays fermées depuis 1993 et la question du Sahara occidental entre autres, Mourad Medelci et son homologue marocain ont réaffirmé la volonté de leurs pays respectifs à renforcer la coopération dans plusieurs secteurs économiques aussi sensibles que l'énergie, les ressources en eau, l'enseignement professionnel et l'agriculture. « Nous sommes prêts à pousser très loin nos relations et d'élargir la coopération à d'autres secteurs », a souligné le ministre algérien des AE, affirmant par là- même que « 2012 apportera des résultats plus précis qu'en 2011». Mourad Medelci parle de « renaissance des relations fraternelles » entre l'Algérie et le Maroc, tout en insistant sur la nécessité de garder un contact permanent entre les deux voisins. « Notre stratégie, aujourd'hui, consiste à commencer avec les questions où on converge (') les autres questions se feront dans la concertation bilatérale et la transparence totale », s'est contenté de répondre Medelci, précisant que les relations algéro-marocaines seront traités dans « une vision globale ». Le ministre marocain lui a soutenu que
« c'est l'heure de dépasser les
contraintes », réaffirmant de son côté la volonté du Makhzen de refonder ses relations avec l'Algérie de manière à leur donner «un nouveau souffle». C'est inconcevable que les relations entre nos deux pays ne soient pas développées dans tous les domaines », a martelé Saâd-Eddine El Othmani, appelant les autorités algériennes à établir une feuille de route commune avec un suivi permanent et rigoureux à même de concrétiser les efforts de coopération bilatérale.
« L'Algérie et le Maroc peuvent accomplir des rôles très importants sur tous les plans (') le nouveau paysage maghrébin doit nous permettre de construire ce dont on a échoué d'accomplir dans le passé », a-t-il poursuivi. Concrètement, les deux parties ont convenu d'organiser des rencontres de « haut niveau » deux fois chaque année, de multiplier les échanges au niveau
ministériel et d'élargir le champ de coopération à divers secteurs d'activité. C'est dans cet esprit qu'il a été décidé de réactiver la Haute commission mixte, gelée depuis 1993, dont une réunion devra se tenir le 13 février prochain à Rabat. Aussi les deux chefs de la diplomatie algérien et marocain, semblent converger sur la nécessité de relancer l'édification de l'Union pour le Maghreb arabe (UMA), à commencer par la réactivation des différentes instances composant cette entité en léthargie depuis plusieurs années. Dans cette optique, la prochaine réunion au sommet des ministres des AE de l'UMA, prévue le 17 ou le 18 février prochain dans la capitale marocaine saura donner le coup d'envoi à la relance des relations maghrébines pour repartir de bon pied. C'est dire que l'Algérie et le Maroc semblent décidés à dépasser les questions qui fâchent, ce qui n'est pas de toute évidence, et aborder les défis de l'heure dans un contexte régional des plus cruciaux.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mokrane Chebbine
Source : www.lemidi-dz.com