Sellal a appelé les opérateurs économiques turcs à contribuer à la réalisation "des vastes projets économiques" engagés par l'Algérie.
Entre Alger et Ankara, ce n'est pas seulement une histoire de business, de vieilles histoires de corsaires ou de tourisme. C'est aussi une histoire de vision stratégique entre deux nations qui ont une longue histoire en partage. Ce n'est d'ailleurs pas sans raison que le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, en visite depuis hier à Alger, mais certainement tout ouïe aux échos en provenance de la place Taksim à Istanbul, s'est vu dérouler le tapis rouge.
Un accueil en fanfare, un dépôt de fleurs au monument des martyrs et un discours, privilège des hôtes de marque, devant l'Assemblée nationale. Dans sa hotte : plusieurs projets de coopération. En guise de "cadeau", il exprime le souhait de son pays de supprimer le visa entre les deux pays. Mais pour Alger, dont certaines sphères politiques semblent de plus en plus séduites par le "modèle" turc, il s'agit de conférer aux relations entre les deux pays "une dimension stratégique" au regard de l'héritage historique commun. "Je peux vous assurer que vous trouverez en ma personne et en celle de l'ensemble des responsables politiques algériens toute la disponibilité et la volonté de hisser la concertation et le dialogue politique ainsi que la coopération économique et culturelle, au niveau attendu par les deux pays", a déclaré le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans un discours prononcé à l'occasion de cette visite. "Cette visite témoigne indéniablement de la qualité des relations historiques que l'Algérie entretient avec la Turquie et du caractère privilégié, je dirais même de la dimension stratégique, que nous ambitionnons de leur conférer, eu égard à l'héritage historique commun", a-t-il dit.
Cette ambition est motivée également par l'appartenance des deux pays à un même espace géopolitique et culturel et aux potentialités que recèlent nos deux pays dans tous les domaines, a-t-il encore ajouté. Sellal, pour qui Erdogan "est un grand dirigeant", et "sans nul doute, un jalon des plus significatifs des profonds liens d'amitié et de fraternité historiques qui unissent les deux peuples", a mis en exergue l'état de la coopération entre les deux capitales et les projets en vue. En plus du volume des échanges estimés à 5 milliards de dollars, les deux pays entendent renforcer leur coopération notamment dans l'énergie, la défense ' particulièrement le renforcement de la coopération sécuritaire après l'accord de défense du mois de mai dernier ', l'industrie, l'agriculture et la culture. Sellal n'a pas manqué d'appeler les opérateurs économiques turcs à prendre part et contribuer à la réalisation "des vastes projets économiques" engagés par l'Algérie dans le cadre du plan quinquennal. Sur le plan diplomatique, Ankara semble attendre d'Alger un rôle plus conséquent, notamment dans la crise syrienne. "L'Algérie joue un rôle leader dans le règlement des conflits au moment où nous passons par une période délicate aux plans régional et international et surtout que la Turquie est géographiquement proche des zones de crise", a dit Erdogan.
K K
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Kebir
Source : www.liberte-algerie.com