Bilan - 4 443 affaires ont été enregistrées en 2011 dont 1 450 élucidées contre 4 285 et 1 305 élucidées, en 2010.
Près de 1 453 personnes ont été arrêtées en 2011 dont 195 mineurs. Ces chiffres sont avancés par le sous-directeur des affaires criminelles de la Police judiciaire à Châteauneuf (Alger), Samir Chenaf. Ce commissaire principal avance le chiffre de 4 300 affaires sur plainte et 42 personnes qui demeurent en fuite.
Concernant les suites judiciaires, il a été recensé 799 personnes placées sous mandat de dépôt, 51 en liberté provisoire, 568 en citation directe et 13 sous contrôle judiciaire. Selon notre interlocuteur, ce phénomène est considérablement ressenti au niveau des grandes villes notamment Alger avec 667 vols, Oran et Annaba 328. Selon lui, ces «petit délinquants» choisissent généralement comme cible les femmes et les personnes âgées ' S'agissant de leurs lieux de prédilection, M.Chenaf dira que cela se passe très souvent devant des établissements financiers comme les banques mais aussi devant les bureaux de poste, les marchés, les arrêts de bus, les gares routières et certains endroits peuplés où ces voyous peuvent assurer leur coup. Généralement les voleurs agissent par «bande de trois : celui qui surveille la victime, celui qui camoufle le crime ou simule un contact, et le 3e qui, lui seul, passe à l'action.
Ces voleurs ont trouvé des receleurs en majorité implantés au niveau des marchés aux puces et dans des Dlala comme à El-Harrach et à Bab El Oued'».
A ce propos, le commissaire principal Chenaf dira que malheureusement pour des raisons que tout le monde connaît, nous ne pouvons pas éradiquer ces marchés qui contribuent au développement de ce phénomène. Parmi d'autres raisons qui pourraient être à l'origine de ce fléau, il citera entre autres la rupture de la cellule familiale, la déperdition scolaire, le relâchement du contrôle parental, le chômage et la prolifération des marchés informels.
La révolution technologique y est pour quelque chose puisqu'elle accentue la criminalité au sein de la population particulièrement chez les adolescents.
Interrogé sur le rôle de la police en matière de sensibilisation, M. Chenaf a expliqué qu'il est «patent que nous luttons contre ce genre d'affaires, mais le travail de la police de proximité est beaucoup plus étendu essentiellement dans la lutte contre la drogue ou dans des affaires liées aux atteintes à l'intégrité physique». Pour ce qui est des sanctions infligées à ces criminels, le commissaire nous dit que généralement les personnes arrêtées et placées sous mandat de dépôt, sont condamnées à 2 ans de prison ferme.
Elles sont mises en détention préventive durant 18 mois avant d'être jugées par la cour, le temps d'identifier les autres auteurs du crime. «De ce fait, les mis en cause sont obligés de dénoncer les auteurs en question parfois même en moins de 48 heures pour en finir avec le jugement», ajoute t-il. Cela l'amène à déduire que «les pickpockets ont effectivement une culture judiciaire».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com