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Alger-Doha



Alger-Doha
Les divergences politiques entre l'Algérie et le Qatar ont disparu. Il ne reste que le pragmatisme économique. Les nombreux projets discutés ces derniers jours ne souffrent donc d'aucune arrière-pensée politicienne.Les gouvernements algérien et qatari ont conclu ces derniers jours de nombreux accords de coopération. Des projets dans la sidérurgie et la pétrochimie ont ainsi été approuvés par les deux parties et l'on parle d'un début de réalisation d'un complexe géant de production de l'acier à Bellara. Un projet qui revient cycliquement dans les discussions entre les responsables des deux pays. A voir les succès que connaît le partenariat algéro-qatari, à l'occasion des récentes visites de ministres du petit Emirat du Golfe, il semble que le pragmatisme économique l'ait définitivement emporté sur les considérations de politique étrangère. La visite en Algérie, en mars prochain, du Premier ministre qatari devra confirmer un rapprochement exceptionnel.Il faut dire que les bonnes intentions, en matière d'investissements qataris, en Algérie n'ont jamais été démenties, ni par Alger, ni par Doha. L'on a tout de même constaté une réelle divergence de vues en matière de politique étrangère où Alger et Doha n'ont pas fait les mêmes choix, notamment en ce qui concerne les «révolutions» arabes.Cependant, les développements de la situation dans ces pays et le quitus accordé à l'Algérie par les puissances occidentales, dans la gestion des conflits malien et libyen, ont fini par recentrer la stratégie des grandes puissances au Maghreb. Les divergences politiques entre l'Algérie et le Qatar ont disparu de fait, et il ne reste que le pragmatisme économique. Les nombreux projets discutés avec les ministres de l'Energie et de l'Industrie et des Mines ne souffrent donc d'aucune arrière-pensée politicienne.Le Premier ministre qatari qui dirigera une forte délégation d'hommes d'affaires, n'aura d'autre ambition que celle de réaliser de bons investissements en Algérie. Les observateurs qui notent une sérieuse évolution de la politique qatarie au Maghreb s'attendent à une évolution, dans le bon sens, de la présence économique de cet Emirat en Algérie.Cet apport en argent frais, mais aussi, en compétences occidentales que les décideurs qataris s'offrent avec leurs pétrodollars, sera une bouffée d'oxygène pour l'économie nationale qui devra compter sur les investissements étrangers pour maintenir son rythme de croissance. Les déficits financiers annoncés par la chute des prix du pétrole sur le marché international, pourraient être partiellement épongés par un apport massif de capitaux. Il y a lieu de relever à ce propos, que le statut de puissance régionale de l'Algérie, lui confère un positionnement économique idéal, et elle a toutes les chances de devenir une destination de choix pour les capitaux arabes.Le Qatar sera, à n'en pas douter, la locomotive d'un nouveau processus économique où les autres pétro-monarchies trouveront leurs comptes.Cette vision est, bien entendu, la plus optimiste. Car, si l'on annonce le lancement prochain de la construction du complexe sidérurgique pour mars prochain, il n'est pas dit que les autres projets trouvent facilement le chemin de la réalisation. La bureaucratie étant ce qu'elle est, le risque de voir cette occasion perdue, n'est pas négligeable.


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