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immeubles et bâtisses représentant quelque 700 logements menacent de
s'effondrer pour cause de vétusté mais aussi l'absence d'entretien de la part
des propriétaires au niveau de la capitale. C'est ce qu'ont affirmé hier les
responsables de la wilaya d'Alger à l'occasion d'une conférence de presse
consacrée au vieux bâti dans la capitale. Selon le directeur du logement de la
wilaya d'Alger, Smaïl Mohamed, 85% des logements en question qui menacent ruine
appartiennent au privé. Les problèmes juridiques liés notamment à la
copropriété empêchent les logements délabrés d'être réhabilités par l'Etat, a
déclaré ce responsable qui assure cependant «qu'aucun équipement public ne
menace ruine dans la capitale».
Le centre d'Alger à lui seul compte quelque
50 immeubles qui présentent des signes de délabrement avancés et représentent
par voie de conséquence un danger réel sur les habitants. 26 immeubles seront
réhabilités, soutient le maire d'Alger lors de la conférence de presse. Il faut
savoir qu'une opération de réhabilitation de 17 immeubles est déjà lancée par
les autorités de la wilaya d'Alger. Le programme mis en place vise en outre la
réhabilitation de quelque 1.600 immeubles représentant pas moins de 20.000
logements indique-t-on. Mais les autorités butent déjà sur un problème de
taille. Il s'agit, selon le directeur de l'aménagement et de la restructuration
des quartiers, de la non qualification des entreprises soumissionnaires qui ne
disposent pas de matériels, notamment les énormes échafaudages métalliques
indispensables pour effecteur les travaux en respectant les normes en la
matière.
L'opération de réhabilitation des 20.000
logements peut s'étaler jusqu'à 20 ans, souligne-t-on à la wilaya. Toutefois le
programme d'urgence qui est déjà lancé et qui concerne la réhabilitation des
immeubles implantés sur certains boulevards de la capitale, tels que Didouche
Mourad, Larbi Ben M'hidi, sera quant à lui achevé durant les prochaines années.
Une enveloppe de 5 milliards de DA sera consacrée à cette opération, précise-t-on
également.
A noter que depuis l'année 2007, la
capitale a lancé un diagnostic complet de la situation du bâti. L'opération a
permis d'identifier les moindres caractéristiques des bâtisses dans la
capitale. Une cartographie représentant les logements et même des indications
sur ses habitants a été élaborée par la wilaya d'Alger.
Par ailleurs, le directeur de l'urbanisme
de la wilaya d'Alger Abdelkader Djellaoui a fait savoir qu'une «charte des
espaces publics» a été élaborée. Cette charte est un règlement qui détermine
désormais le matériel de construction et la couleur qui devront être utilisés à
l'extérieur des immeubles à travers la capitale. Tout comme les antennes
paraboliques et les climatiseurs plantés devant les façades des immeubles vont disparaître
graduellement, annonce-t-on à la wilaya d'Alger.
Enfin concernant les opérations de
relogement, le chef de cabinet de la wilaya d'Alger a indiqué hier que
l'opération continuera juste après l'Aïd et s'étalera jusqu'au mois d'octobre.
12.000 familles sont concernées par l'opération. En ce qui concerne les
bidonvilles et les constructions illicites détruites après le relogement des
habitants, les responsables de la wilaya d'Alger ont fait savoir hier que pas
moins de 6 hectares de terrain ont été récupérés et devront être affectés à la
construction de nouvelles infrastructures.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com