
?Les étudiants de l'Ecole supérieure des beaux-arts à Alger sont en grève depuis hier mardi. Sur les 300 étudiants que compte cette école située au Télemly, sur les hauteurs de la capitale, une quarantaine ont décidé de faire le pied de grue à l'intérieur de l'édifice, jour et nuit, jusqu'à l'arrivée du ministre de la Culture.Les grévistes affirment que la rentrée universitaire n'a pas encore eu lieu dans cette école, du fait de la décision de les faire reloger dans différentes cités de la capitale (Kouba, Hydra, Bab Ezzouar, Ben Aknoun) alors qu'ils étaient tous hébergés à Zéralda.La décision de «dispatcher» les étudiants aux quatre coins de la capitale a provoqué une véritable débandade, soutiennent les grévistes qui assurent que la rentrée universitaire est reportée à ce jour à cause de ce problème.«Aujourd'hui la rentrée n'a toujours pas eu lieu, les problèmes d'ordre logistique ne sont toujours pas réglés, alors qu'il a été convenu que tout cela soit réglé il y a plus d'une année», lit-on dans une lettre adressée au ministre de la Culture par le comité autonome des étudiants des beaux-arts d'Alger. Ce dernier, qui remet en question la qualité de la formation dans cette prestigieuse école, remet également sur le tapis les problèmes du diplôme délivré, le statut de l'Ecole supérieure des beaux-arts, ainsi que la double tutelle du ministère de la Culture et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.«Face à cette situation, nous étudiants de l'Ecole supérieure des beaux-arts d'Alger, et suite à l'assemblé générale tenue, avons pris la décision de fermer tout dialogue avec le directoire ainsi que le staff de l'école, d'entamer une grève générale, en occupant l'école, nuits et jours, et ce jusqu'à l'arrivée du ministre», ont réaffirmé les étudiants dans leur lettre, exigeant en ce sens une meilleure formation mais aussi une gestion plus rigoureuse de cette école.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com