«Un auteur algérien faisant fi des a priori, raconte cette Algérie, ma terre natale, dans l'apaisement, dans la fraternité» Israël magazine du 1er septembre
Comme il fallait s'y attendre, Arcady était vendredi à Alger comme un véritable poisson dans l'eau. Des berlines vitres teintées, une protection très rapprochée, un service algérien aux ordres, jamais le réalisateur français n'a reçu un tel accueil que ce soit en France ou en Israël, où Arcady est parti à plusieurs reprises. Cette relation avec l'Algérie, il la doit comme il l'avait dit à son cordon ombilical qui date depuis sa naissance. Mais cette proximité et ses relations privilégiées avec le pouvoir à Alger, va servir d'autres cieux et d'autres nations notamment en Israël. La rencontre d'Arcady avec le président en 2000 à Paris, a servi au retour en force des pieds noirs et des juifs en Algérie. C'est notamment, lui qui avec certains partenaires algériens devait faire venir Enrico Macias en Algérie et favoriser ainsi le rapprochement entre l'Algérie et Israël. Mais le projet est tombé à l'eau, et contrairement à Macias, Arcady n'a jamais accusé le président d'avoir fait échouer le projet. De plus, Arcady en fin calculateur n'a jamais soutenu ou fait des déclarations pour soutenir les sionistes et critiquer les Palestiniens. Une distance avec l'épineux dossier du Proche-Orient qui n'est pas du goût de certains de ses partenaires français, notamment Patrick Bruel et bien sûr Enrico Macias, lesquels ont pris position contre la Palestine et pour l'Etat hébreu. Arcady a toujours su, comme «Moïse», tenir le bâton par le milieu et satisfaire les deux camps, garder ses relations propres avec l'Algérie et préserver ses privilèges avec l'Etat hébreu. D'ailleurs, c'est le film «Pour Sacha», qui décrit un peu sa position sur le conflit palestino-israélien. Dans ce film tourné en Israël on parle de non-violence et des massacres de Palestiniens par les forces israéliennes. Ce film est réalisé juste après «l'Union Sacrée». Un film d'action à l'américaine sur la collaboration entre un policier français d'origine juive né en Algérie et un agent des services secrets d'origine algérienne sur la lutte anti-terrotriste en France. Anti-integriste, pacifiste et favorable à la réconciliation entre juifs et arabes, Arcady offre une image clean sur sa position sur le conflit palestinien. Mais est-ce la sa véritable position sur ce dossier épineux' Car il y a des gestes qui ne trompent pas. Dans le cadre de la toute première projection du film «Ce que le jour doit à la nuit», en France, Arcady a offert des places pour les lecteurs parisiens de Judaïciné, comme il a accordé plusieurs entretiens à la presse et la télévision israélienne pour ce film, alors que le film ne concerne pas vraiment les israéliens. Le film est surtout un sujet qui concerne le gouvernement français et plus particulièrement la droite française qui revendique les gestes positifs de la colonisation de l'Algérie. Ainsi, dans le cadre du rassemblement commémoratif des rapatriés d'Algérie organisé par la Ville de Nice, entre les 30 juin et 1er juillet, et Arcady, qui parraine ces journées du souvenir, a présenté, en présence de Christian Estrosi, Député UMP - Maire de Nice, l'avant-première de son nouveau film: «Ce que le jour doit à la nuit» aux pieds noirs d'Algérie. Paris qui n'apprécie pas beaucoup Arcady a tout de même profité de son avant-première à Alger pour faire passer des messages à travers la visite d'une officielle de marque: Yamina Benguigui.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amira SOLTANE
Source : www.lexpressiondz.com