
Cette interview fort intéressante intervient au moment où le compatriote d'Alain Michel, en l'occurrence Christian Gourcuff, devra incessamment décider de son avenir avec les Verts.Nous avons cru bon revenir sur un dernier entretien que vient d'accorder l'actuel coach du CR Belouizdad, en l'occurrence le Français Alain Michel, à un média sportif, tant l'entraîneur en question a répondu avec beaucoup de tact à notre confrère sportif Onze Mondial, au sujet de ce football algérien qu'il côtoie depuis 7 ans.Une interview fort intéressante qui intervient au moment même où le compatriote d'Alain Michel, en l'occurrence le sélectionneur de l'EN Christian Gourcuff, devra incessamment décider de son avenir avec les Verts. Alain Michel avait pour rappel, débarqué à Alger en 2008 pour driver le doyen des clubs algériens, en l'occurrence le Mouloudia d'Alger, avant d'être contraint de le quitter à l'époque, à cause de motifs essentiellement d'ordre financier, pour ensuite driver avec succès la JSM Béjaïa, en arrachant une historique seconde place qualificative à la prestigieuse Ligue des champions au détriment de l'USM Alger. Ce technicien que nous avions souvent côtoyé lors de son premier passage au MCA, et qui nous avait confié combien de fois son profond souhait de réussir à concrétiser un projet sportif à long terme avec le Mouloudia d'Alger, notamment à condition que le très populaire club algérois constitue sa principale base au niveau du stade du 5-Juillet, revient aujourd'hui sur le Football national pour rappeler aux uns et aux autres que la France coloniale est désormais pour lui, une page définitivement tournée depuis 1962. Celui qui a aussi effectué un court passage dans le Sud-Ouest en drivant la JS Saoura, avant d'opter pour le Chabab de Belouizdad, se dit comprendre mieux ce football algérien, et notamment cette Algérie qui voue une passion sans limite envers son Equipe nationale. Alain Michel considère d'ailleurs que ce qui passe dans les clubs algériens et qui déchaîne souvent la colère des supporters, est dicté par la rue qui n'accepte jamais de voir son équipe à la dernière place, si bien qu'au terme de deux défaites, c'est systématiquement l'entraîneur qui est souvent sur la sellette, et ainsi mis en demeure de rendre le tablier. Mais concernant la sélection nationale, toujours selon Alain Michel, c'est tout le peuple algérien qui réagit comme un seul homme, tant l'EN est considérée en Algérie comme un véritable et authentique patrimoine national, notamment depuis la naissance en 1958 de cette équipe FLN que tout le monde glorifie.Cependant, Alain Michel estime que Christian Gourcuff avec lequel il s'est réuni dans le cadre des relations entraîneurs des clubs des Ligues 1 et 2, et sélectionneur de l'EN, la complexité, et notamment les difficultés apparues dernièrement pour le technicien breton, sont le résultat logique de maintes choses qui ont finalement joué en défaveur de son compatriote. Ainsi, pour Alain Michel, Christian Gourcuff a pris en main l'EN au lendemain d'une campagne mondiale fort remarquable au Brésil, et au terme de laquelle, il est important de rappeler que Vahid Halilhodzic avait été longuement plébiscité par cette même presse sportive algérienne, avec laquelle ce technicien était entré en guerre. Or pour Halilhodzic qui adore être en conflit pour se motiver davantage, d'après Alain Michel, Christian Gourcuff n'est pas du tout le genre de technicien habitué à cette atmosphère à laquelle il fait face aujourd'hui, avant d'ajouter que ce dernier a aussi échoué en quart de finale de la CAN 2015.Un échec qu'il aurait très mal vécu sans toutefois s'attendre à être au coeur de très sévères critiques, notamment de la part de la presse sportive que Alain Michel a estimée sympa, mais selon lui, trop souvent manipulée. De plus, l'actuel coach du CRB pense sincèrement que Gourcuff n'a pas encore bénéficié d'un évènement footballistique majeur, hormis la dernière CAN. Dans un autre registre, Alain Michel a insisté sur le fait qu' aucun technicien français ne doit en aucun cas se transformer en «donneur» de leçons, encore diminuer de la valeur des joueurs locaux algériens, car beaucoup d'entre eux comme par exemple Slimani, Soudani, Halliche, et autres Belkalem ont prouvé tout à fait le contraire en Europe. L'ancien entraîneur du FC Grenoble et de l'AS Saint-Etienne a enfin estimé que le couple franco-algérien vivra ensemble ainsi, et les techniciens français autant que tous les autres, dépendent avant tout des résultats, et rien d'autre aux yeux des supporters. Alain Michel qui exerce depuis plusieurs années en Algérie, reste avant tout un technicien qui a pris le temps de s'adapter, et surtout de s'accommoder avec un football algérien, fait de hauts, mais surtout de bas et beaucoup de tares. Un sport-roi algérien qui se distingue souvent par ses émotions de circonstance, et un état d'esprit général identique partout dans tous les clubs de football.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com