Le spectre phénoménal du ver blanc s'étendsur plusieurs wilayas de l'Ouest algérien et cause des ravages inestimables nonseulement aux grandes cultures stratégiques céréalières et viticoles mais aussiagrumicoles et maraîchères. Des pics incroyables de l'infestation duver blanc ont été enregistrés durant l'année 2005. Pas moins de 20.000 had'emblavures ont été exterminés par ce fléau dont 6 à 8 mille hectares recensésdans la plaine de la M'leta dans les wilayas d'Aïn Témouchent, Oran et SidiBel-Abbès. A raison d'un rendement moyen de 15 q/ha, la production de céréalesprévisionnelle endommagée est de 300.000 q. Et à raison de 1.500 DA/q, le coûtglobal des dommages est de l'ordre de 450 millions de dinars sans inclure lesfrais des travaux culturaux et d'engraissement du sol.Cette illustration chiffrée montreclairement l'ampleur du fléau qui ne connaît pas de limite et qui risque de semultiplier rapidement au cas où un plan ORSEC n'est pas mis au point impliquantl'ensemble de l'environnement de lutte élargi à plusieurs départementsministériels à charge de modules spécifiques sectoriels. Aïn Témouchent quidispose d'une SAU céréalière de 100.000 ha a été la plus menacée par le fléauces dernières années. Conscients de la menace qui pesait durementet son ampleur qui pourrait monter crescendo, les élus de l'APW d'AïnTémouchent, représentés par la Commission de l'agriculture, du développementrural, de la pêche et ressources halieutiques, sont arrivés à faire voter uneaide de 1,1 milliard pour mener une lutte mécanique et chimique sur plusieursfronts dont le gros a été localisé dans la plaine de la M'leta. Des campagnes de sensibilisation etd'information ont précédé le dispositif de lutte enclenché pendant l'exercice2005-2006. Mais aux yeux des initiateurs du projet le meilleur moyen pourarriver à l'éradication de ce fléau est d'instaurer un plan ORSEC régionaltouchant l'ensemble des wilayas de l'Ouest infestées par la calamité naturelleà effet spectral. La réflexion a porté sur l'organisationd'un séminaire régional tenu à l'hôtel Bel Air d'Aïn Témouchent, mardi dernier.Le regroupement a réussi à mettre côte à côte les autorités agricoles, lesprofessionnels, les organismes de production phytosanitaire, les instituts deprotection de végétaux et la profession représentée par la chambred'agriculture ainsi que les élus de l'APW d'Aïn Témouchent. Connaître comment se développe le fléaud'une contrée contaminée à une autre saine est un préalable qui détermineforcément les actions venant en aval et qui constituent les soubassementsprincipaux du plan ORSEC à renforcer par des moyens financiers pour leur miseen oeuvre. Savoir aussi le cycle de reproduction du ver blanc phase par phaseet les actions à entreprendre étape par étape est la technique qui manque leplus pour la communauté des agriculteurs qui doivent s'organiser.La rencontre caractérisée par des débats dehaut niveau et d'une prise de conscience avérée par les acteurs membres du planORSEC, nécessite une décision politique que doit impérativement prendre leministère de l'Agriculture et du Développement rural.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com