Devant un parterre de cadres, élus et
militants de son parti, Miloud Chorfi, président du groupe parlementaire du RND
à l'APN et porte-parole de ce dernier, a animé, jeudi dernier à l'hôtel Bel-Air
de Aïn-Témouchent, une conférence dans laquelle il a abordé la situation
sociale, économique, sécuritaire et les perspectives de développement de
l'Algérie en adéquation avec le programme de performance 2010-2014 du président
de la République, Abdelaziz Bouteflika. Un programme, a-t-il dit, pour lequel
le RND s'inscrit étroitement et que le gouvernement, avec à sa tête Ahmed
Ouyahia, doit faire aboutir.
Le
programme prévoit la réalisation d'un million de logements, la création de
trois millions d'emplois et de 200.000 PMI/PME. M. Chorfi a invité cadres et
élus locaux et nationaux de son parti à se mobiliser effectivement pour la mise
en oeuvre du dit programme qui vise à mener une lutte implacable contre le
terrorisme, tout en laissant la porte ouverte aux les égarés désirant revenir
dans le droit chemin.
Dans le même registre, il reconnaît qu'il existe beaucoup de
choses à parfaire dans le secteur de la justice pour que soit réhabilitée la
force de la loi et que son application soit au-dessus de tous, tout en acquiesçant
tacitement par la suite aux remarques faites par un élu APW sur des
discordances existant ça et là, et qui constituent quelque part des entraves
sur le terrain de la mise en application du programme.
Abordant la question persistante posée par un militant relative à
l'interdiction des crédits à la consommation, Chorfi, sans s'étaler sur le
sujet, s'est contenté de dire que cela a fait l'objet d'observations par les
concernés et a révélé une hémorragie de l'économie du pays et une sorte de
dépendance de l'Algérie vis-à-vis de parties étrangères (sans les citer)
voulant s'accaparer de l'économie nationale.
Le
premier à prendre la parole et ne cadrant pas son intervention dans le contexte
de la conférence présentée, un universitaire a balayé d'un trait tout ce que venait
de prononcer le porte-parole du RND. Il a dressé un constat des plus sombres,
faisant défiler une à une comme les graines d'un chapelet les critiques en
matière de prises en charge des volets nationaux relatifs au chômage, à
l'emploi, à l'éducation, aux fléaux sociaux, au travail, au phénomène des
harraga et autres. L'observateur comprend qu'il y avait dans la salle deux
discours distincts, l'un abordant la stratégie de sortie de la situation
actuelle et l'autre faisant étalage des maux vécus actuellement par le citoyen.
M. Chorfi a essuyé d'un trait les allégations et propos du jeune universitaire.
Mais qu'est-ce que ceux qui les ont écoutés ont retenu finalement
? C'est le travail qui attend cadres élus et militants du parti, disait le
porte-parole du RND. Répondant à certains échos émanant d'autres partis voulant
certainement discréditer le RND ou ses responsables, Chorfi avertit et signe :
nous ne tenons pas compte de ce que disent les autres partis sur nous et nous
devons rehausser bien comme il faut nos manches pour réaliser des résultats
positifs aux prochaines échéances des sénatoriales qui se dérouleront avant la
fin de l'année. Nous avons des traditions et nous refusons d'être discrédités
par qui que ce soit. La coutume veut que les choses se passent à l'intérieur de
la maison et celui qui sera élu aux primaires sera le candidat du RND ».
Pour lancer une mise en garde à des détracteurs présents ou
absents, Chorfi a réitéré l'appui indéfectible au SG de wilaya et le bureau
avec lequel il oeuvre.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com