La saison estivale se prépare en février. C'est un rendez-vous qui concerne plus particulièrement les collectivités côtières en premier ressort et les grandes agglomérations disposant des structures d'accueil appropriées et rehaussées au rang de villes touristiques telles que Hammam Bou-Hadjar, Aïn Témouchent, El-Malah, et El-Amria à titre indicatif. Les dix-sept plages que compte la wilaya d'Aïn Témouchent paraissent pour l'heure dans une situation d'abandon quasi total. Et il est plus aisé à tout observateur de le constater de lui-même. Comprend-on que les collectivités locales côtières et les secteurs concernés par la préparation de la saison estivale attendent à ce que soient mises en oeuvre des opérations de Tup Himo ou blanche Algérie pour se mettre à l'oeuvre. Ces derniers temps, une autorité de haut niveau wilayal s'est rendue sur les lieux de la quasi-totalité des plages autorisées aux baignades. A vrai dire, elle est revenue, croit-on savoir, outrée et désappointée et a tiré les mêmes conclusions que notre observateur. Des membres de l'exécutif à charge du dossier ou responsables de modules durant la saison estivale et des élus concernés auraient été mis à l'index par ladite autorité qui ne s'est pas contentée de faire des observations et des critiques à leurs égards, mais, rapportent des indiscrétions, qu'elle va prendre des mesures à l'encontre de ceux qui affichent des manquements à leurs responsabilités. C'est une forme de mise en demeure compréhensible et décryptée sans ambages. A priori, l'autorité met en cause les rapports qui lui ont été transmis par les responsables des secteurs concernés par la préparation estivale. Cette remise en cause est devenue une certitude pour la quasi-totalité des plages sauf pour deux ou trois où les chantiers de blanche Algérie ont fait du bon nettoyage. Compter sur les dispositifs de Blanche Algérie et Tup Himo est, à notre humble avis, une vision écourtée devenue à la longue un alibi pour des responsables locaux qui n'attendent que ces opérations pour sembler se mettre au boulot. Nos plages, disait un investisseur, lors d'une rencontre sur l'investissement touristique, sont ensoleillées neufs mois sur douze et les structures d'accueil qui s'y trouvent ne travaillent que trois mois par an. Quel paradoxe ! Où réside le vrai problème ? Telle est la question qui nécessite grande réflexion.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com