Alger - Revue de Presse

Aïn Témouchent: Les fellahs attendent toujours



Après Oran décrétée zone sinistrée, Aïn Témouchent subit le même sort et le sinistre est estimé à 80 %, selon les conclusions du rapport établi ces derniers jours par une commission mixte élargie aux représentants des Services agricoles (DSA), de la chambre d'agriculture (CA) et de la filière des grandes cultures céréalières (GCC).

Le pourcentage évoqué plus haut a été également estimé par des responsables concernés dans la wilaya d'Oran. Donc l'on comprend aisément que l'ensemble des régions de l'ouest algérien ont atteint ce seuil de sinistre. Si la profession et les filières de la céréaliculture ont tiré la sonnette d'alarme, du côté des services centraux du ministère de l'Agriculture rien n'a filtré à ce jour. Selon des informations, les départements du ministère attendent les bilans de l'ensemble des régions pour se prononcer une fois pour toutes et étudier ce qu'il y a lieu de prendre comme mesures à même d'alléger, un tant soit peu, le fardeau de la dette qui touche non seulement les céréaliers mais aussi les autres filières.

Ces dernières ont également des doléances et des préoccupations à formuler à qui de droit. Déjà l'agriculture, qui devait constituer le fer de lance du développement de l'économie nationale, est obsolète à plus d'un titre et l'on a l'impression qu'elle est en panne et que l'on n'arrive plus à la mettre sur rail. Les poursuites judiciaires par voie d'huissiers touchent des milliers de fellahs à l'échelle nationale. A Aïn Témouchent, ces mesures concernent pas moins de 2.000 agriculteurs dont principalement les viticulteurs. Près de 700 fellahs pratiquant la viticulture sont sommés par la DSA d'Aïn Témouchent de reconstituer les superficies arrachées sans l'autorisation de l'autorité agricole. Véritablement tout est à revoir et il y a lieu de repenser la politique agraire dans la wilaya.

Les fellahs ne font plus confiance aux structures de l'Etat. Chacun a sa petite politique derrière la tête. Comment faire pour rétablir la confiance ? Telle est la question de taille à laquelle il faut songer.


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