Alger - Revue de Presse

Aïn-Témouchent: Le tourisme rural, un mode à promouvoir



Généralement, ce sont les petites choses, méconnues pour certains, de faible importance pour d'autres et sous-estimées pour d'autres encore, qu'une fois mises en valeur par le savoir-faire des mains savantes et des esprits éclairés, constituent des gisements appréciables pour le développement du tourisme, mêlant la tradition, la culture, l'art et un si simple mode de vie recherché par une multitude de gens étouffés par la vie dans les grandes villes métropolitaines du monde entier.

La nostalgie, les amis d'enfance, les sites historiques, les monuments, les anciennes fermes, les mausolées et autres cachés du terroir sont aussi ces choses matérielles et immatérielles, historiques et spirituelles, archéologiques et paysagères qui apportent leur grain de sel pour mieux assaisonner la part nostalgique, identitaire et civilisationnelle.

En effet, le tourisme rural, un domaine vaste, à l'inverse de celui dit des structures lourdes et encombrantes, peut constituer un créneau d'avenir à promouvoir dans toutes les régions rurales du Témouchentois qui dispose d'un tissu à revaloriser de petites choses. Le Petit-Vichy de Hammam Bouhadjar, la ferme Cross, le jardin des Veuves, les anciennes fermes coloniales, les cours d'eau (Tafna, Senane), les marabouts devenus une «kibla» de nombreux pèlerins le vendredi, les produits artisanaux et culinaires, l'élevage et autres sont là pour témoigner leur disponibilité à devenir des villages touristiques saisonniers ou à plein temps.

Ces derniers temps, la campagne témouchentoise est visitée par les nostalgiques, des anciens Européens qui vivaient dans la région et voulaient revenir voir la terre où ont grandi leurs parents et aïeuls.

Ces petits flux encore timides peuvent constituer à la longue des échanges, et non des moindres, entre les deux rives de la Méditerranée, à même de promouvoir un tourisme rural, assez simple, peu coûteux et maîtrisé par nos voisins de l'Est et de l'Ouest. Même la Mauritanie suit doucement mais sûrement.

Par ailleurs, le tourisme dit chez l'habitant est devenu lui aussi une autre destination des gens du grand Sud algérien.

Ces deux modes de tourisme nécessitent une prise en charge sérieuse et la réflexion doit être menée dans cette direction pour construire les ponts de l'amitié et la solidarité Sud-Sud tout d'abord, puis Nord-Sud en second.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)