Alger - Revue de Presse

Aïn Témouchent La violence contre les femmes en question



Quelle stratégie nationale adopte-t-on pourlutter contre la violence des femmes en Algérie? Quelles sont les visions etles défis du point de vue social et humanitaire qui marqueront et imprimerontcette stratégie? Dispose-t-on de mécanismes institutionnels et d'instruments debase pour mener une enquête approfondie dans une société où le problème suscitédemeure, encore, un tabou qu'il faut éviter pour moult considérations? Quel aété le cadre de référence et les principes fondamentaux ayant servi de rotulesd'agencement et de corrélation pour la mise en oeuvre de cette stratégie? C'està ce genre d'interrogations que s'intéressent, d'emblée, les observateursavérés et à ce genre de questionnements que les enquêteurs ont axé leursréflexions et leurs travaux de prospection faits sur un échantillon de 2.043femmes, prises aléatoirement à travers l'ensemble des régions du pays, dont 63%de cas en milieu urbain et 37% en milieu rural. L'hôtel «Bel Air» d'Aïn Témouchent aabrité, dernièrement, les travaux de l'atelier régional ouest-sud-ouest. Larencontre a regroupé les principaux acteurs de la société et des institutionsde l'Etat ainsi que d'éminents professeurs de l'université. En effet, selon lereprésentant du ministère délégué auprès du ministère de la Santé, de laPopulation et de la Réforme hospitalière chargé de la famille et des affairesde la femme, il s'agit, à travers cet atelier qui se tient à Aïn Témouchent,d'une première visant tout particulièrement à vulgariser, par le contact directavec les partenaires sociaux, les principes fondamentaux de cette stratégie envue de les associer à participer au développement durable et à la promotion desdroits de l'Homme et l'égalité entre hommes et femmes, en bannissant toutesformes de racisme et de violence à l'égard des femmes.Il ressort des conclusions de l'une desexpertes ayant participé à l'élaboration de la première mouture, que les femmesâgées entre 50 et 65 ans sont les plus névralgiques. La frange la plusviolentée est celle en mesure de procréer, c'est-à-dire entre 19 et 45 ans.Cependant, on aurait souhaiter que le rapport mette en évidence les causesréelles des femmes battues et ressortir les taux relatifs aux facteurs aggravantstels que la pauvreté, le divorce, les fléaux divers, la consommation desanabolisants et drogue. Le même rapport n'a pas mis en relief les femmesbattues par d'autres femmes. Enfin, se demande-t-on, si l'échantillon est-ilsignificatif?
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