Alger - Revue de Presse

Aïn Témouchent: La Bourse, un bouclier contre l'OMC et la mondialisation



Comment est conçue la sous-traitance dans notre pays ? Comment est-elle vue par les opérateurs nationaux et étrangers ? Quel est son impact réel sur l'ensemble des activités économiques du pays ? La Bourse régionale de sous-traitance et de partenariat (BSTPO) a-t-elle les moyens pour créer un réseau de bourses concurrentiel et compétitif à l'heure où l'Algérie balbutie toujours et hésite encore pour adhérer à l'OMS ? C'est autour du contexte de la tenue de la journée technique relative à la sous-traitance, un événement de taille que la direction de wilaya de la PME et de l'artisanat ait organisé, mardi 20 mai à l'hôtel Bel Air I, qu'on s'est intéressé à focaliser le débat et marteler des responsables et opérateurs par ces interrogations afin de se prononcer sur l'opportunité à saisir et les défis à relever. M. Hamzaoui, porte-parole du séminaire et directeur de la PME et de l'artisanat à Aïn Témouchent, a précisé que «l'objectif recherché à travers cette manifestation est d'offrir aux chefs d'entreprises (grandes PME) une opportunité de s'informer, à travers des exemples, sur l'importance de l'industrie de sous-traitance, les mesures de sa promotion et la compétitivité industrielle qui peut en résulter». M. Bouali Abderrahmane, directeur de la BSTPO, considère que «la sous-traitance est un facteur de réduction des coûts de production et d'amélioration de la qualité». «Notre présence aujourd'hui à Aïn Témouchent, note-t-il, est de préparer les entreprises aux accords d'association avec l'Union européenne et de les initier aux défis qui les attendent sur le marché international. Et pour cela, l'entreprise doit savoir réduire le coût de la production, améliorer la qualité et s'associer avec l'université pour l'innovation car celui qui n'innove pas doit disparaître». Du côté des opérateurs, l'on a sollicité M. Benchérif Saïd qui a bien voulu apporter les éclaircissements suivants relatifs à la sous-traitance et ce qu'attendent les entreprises: «Le sujet est tellement intéressant et nous sommes là aujourd'hui pour se concerter car l'entreprise est isolée. La sous-traitance n'est qu'un des moyens qui va lui permettre d'écouler sa production et améliorer son plan de charge. Le ministre de la PME développe un certain nombre de pôles d'expérimentation (système de production local) qui permettent à l'entreprise d'avoir un certain nombre de sous-traitants déterminants pour faire face à la mondialisation et la protéger contre l'OMC». Cela, indique-t-il, «ne peut avoir du crédit et de l'intérêt souhaité que lorsque les services publics signent un pacte avec des opérateurs pour pouvoir sauver des entreprises en leur donnant une part du budget public. Une manière de maintenir l'emploi et contrecarrer la mort. C'est cruciale et stratégique à la fois». Le concept de la sous-traitance est assez élaboré par rapport au management actuel ou précédent. L'essentiel est que l'opérateur arrive à commercialiser ses produits semi-finis et que la sous-traitance spécialisée vient en aval pour le finaliser. C'est une question de calcul financier et économique et management de production. La Bourse doit être conçue comme un bouclier contre la mondialisation (dispose-t-elle des moyens ?) pour éviter la mort des entreprises à l'instar de ce qui se passe en Italie. Pour cela, il est demandé à l'environnement de la PME et de l'artisanat et par ricochet la Bourse de s'organiser en un mouvement d'association de la sous-traitance assez puissant et performant autour de ce volet assez préoccupant à l'heure actuel.
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