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AIN-SEFRA



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Des chercheurs du musée national du Bardo d'Alger ont séjourné dans les monts des Ksour. Leur séjour qui a duré une semaine a été sanctionné par une conférence-débat organisée dans l'après-midi de mardi dernier dans la salle de conférences de l'annexe de la maison de la culture Beghdadi-Belkacem de Aà'n-Sefra.Les hôtes de la région ont eu à visiter tout ce que recèle la région des monts des Ksour, partant du site du dinosaure à Aouinet-Djir au musée de Tenent de Sfissifa, à la tombe d'Isabelle Eberhardt à Aà'n-Séfra, aux gravures rupestres de Tiout et Moghrar, au musée de cheikh Bouamama, aux vieux ksour, à la station thermale de Aà'n-Ouarka.Rien n'a été laissé de côté par l'équipe du Bardo qui a axé sa conférence sur l'histoire du musée qui remonte à la fin du 18e siècle. Il a été bâti par un riche Tunisien exilé, Hadj Ben Omar, afin de servir de résidence d'été pour l'accueil des notables de l'époque. En 1879, une extension est construite par son dernier propriétaire, un Français nommé Joret. Celle-ci devait servir d'écuries et de remises.En 1930, lorsque l'édifice est inauguré comme un musée de préhistoire et d'ethnographie à l'occasion du centenaire de la colonisation en Algérie, il est destiné à l'exposition des collections ethnographiques tandis que son extension est consacrée à la préhistoire.C'est le préhistorien Maurice Reygasse qui a fait le musée du Bardo et qui lui a consacré sa vie, classant et enrichissant les collections.La collection préhistorique comprend des objets paléolithiques et néolithiques, une belle collection de figurations préhistoriques, et d'œufs d'autruches utilisés comme bouteilles par les premiers hommes.Le musée abrite des collections algériennes mais également étrangères. Généralement, les objets préhistoriques proviennent des fouilles ou sont acquis dans le cadre d'échanges avec les institutions des pays étrangers. Quant aux pièces ethnographiques, celles-ci sont acquises par achat ou par dons. La pièce maîtresse de ce lieu demeure le squelette de Tin-Hinan, reine des Touareg.Notons enfin que lors des débats, plusieurs chercheurs et historiens de la région ont sollicité l'aide des spécialistes du Bardo pour répertorier les objets se trouvant dans les musées locaux, alors que d'autres ont proposé d'enrichir le Bardo des objets traditionnels, tels que l'artisanat, les ustensiles de cuisine et autres de la région des monts des Ksour.
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