Il y a 53 ans, presque jour pour jour, à l'aube du 20 août 55, la ville de Aïn Abid connaissait l'un des plus horribles massacres de la population civile qu'a connue l'Algérie, tout au long de la douloureuse période de la colonisation.
Dans cette macabre éphéméride, Aïn Abid, d'après M. Tolba son chef de daïra, arrive en seconde position, juste derrière la ville de Skikda avec le massacre collectif dont le stade municipal a été le théâtre. Combien de morts ce jour-là où tout l'est algérien s'était subitement embrasé?
Demain mercredi, à l'occasion de cette mémorable date du 20 août, toute la ville de Aïn Abid sera en ébullition, partagée entre la douleur, toujours vivace, d'avoir perdu un être irremplaçable et la fierté patriotique de toute une population.
La commémoration de cette journée, nous apprend M. Tolba, commencera par une visite des délégations d'anciens moudjahidine, d'enfants de chouhada et de personnalités de la wilaya, à Douames (les grottes) où pas moins de 742 squelettes étaient découverts, sitôt l'indépendance recouvrée. Ce véritable charnier n'était, en fait, que la face cachée d'un iceberg monumental car, à vrai dire, le nombre de personnes disparues dépasse de très loin les statistiques officielles, a-t-il précisé.
Après cette visite à Douames où une stèle sera érigée à la mémoire des disparus, il sera procédé à la débaptisation d'un CEM à Dribina qui, désormais, portera le nom du chahid Boukhechem Larbi et d'un grand boulevard périphérique qui portera celui de Bouatia Lamri.
Une cérémonie de remise des prix à tous les lauréats de la daïra entre ceux des examens de sixième, du BEF et du baccalauréat, aura lieu à la bibliothèque municipale.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rahmani Aziz
Source : www.lequotidien-oran.com