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Ahmed DjeddaI, ex-secrétaire général du FFS, sur les ondes de Radio Tizi 'La fraude est en marche'



Ahmed DjeddaI, ex-secrétaire général du FFS, sur les ondes de Radio Tizi                                    'La fraude est en marche'
L'ex-secrétaire général du FFS, actuellement conseiller de la direction du parti, était, hier, l'invité de l'émission 'Tizi Forum', présentée chaque samedi par la radio locale de la wilaya de Tizi Ouzou. D'emblée, le représentant du FFS rend un hommage au défunt Ali Mecili, tué le 7 avril 1987 à Paris, tout en revendiquant la vérité et les motifs politiques de son élimination, avant d'aborder les législatives du 10 mai prochain et la volonté du FFS d'être le porte-voix des 'sans-voix'.
À propos du malaise au sein du parti, comme il est souvent redit par des militants de la base, et son absence de la liste du FFS pour les prochaines législatives, Ahmed DjeddaI admet qu'effectivement 'des problèmes entre personnes peuvent surgir, mais concernant ma personne, elle n'est rien devant l'intérêt du parti. Par ailleurs, je me suis désisté de la liste à la députation à Alger, où j'étais postulant, parce que Me Bouchachi, également président de la Laddh, s'est présenté à la candidature. Le parti a opté pour une ouverture sur la société civile ; donc, je me suis retiré'. L'interlocuteur révélera que le FFS est présent dans 42 wilayas. Il rejettera, par ailleurs, toute alliance avec le Parti des travailleurs (PT), comme évoqué à maintes reprises.
'Le FFS ne fait pas d'alliance avec des sous-traitants du pouvoir, et je démens catégoriquement l'idée que le FFS ait négocié son quota de sièges. Ceux qui parlent de quota veulent déstabiliser le parti', a-t-il déclaré.
L'orateur a réitéré la position de son parti qui s'inscrit dans une démarche de 'vraie opposition' pour une remobilisation sociale, seule alternative de changement. 'Nous ne sommes ni pour une république intégriste avec ses forces islamistes rétrogrades ni pour un Etat policier et nous alertons l'opinion publique afin de faire barrage à ces forces rétrogrades.' 'On sait que les élections seront truquées d'avance et que la fraude est en marche, mais le plus important pour nous est d'être présents, de porter la voix des sans-voix. Toutefois, on n'exclut pas un éventuel retrait, pendant ou après les élections, si cela est nécessaire. Le pouvoir algérien est en train d'adopter une opération de fragmentation de la scène politique, une ouverture du champ politique qui n'est en fait qu'un trompe l''il', ajoute Ahmed Djeddaï, avant de réitérer le choix du FFS qui revendique l'élaboration d'un bulletin unique pour le vote, 'ce qui va diminuer la fraude'.
Evoquant les derniers évènements du Mali et l'enlèvement de sept diplomates algériens ainsi que la proclamation de l'indépendance du territoire de l'Azawad au nord du Mali, l'orateur a dénoncé 'avec la plus grande vigueur et fermeté l'enlèvement des sept diplomates. Nous demandons aux instances du pays de faire tout pour la libération des sept otages'. Ahmed Djedaï estime que 'les prochaines échéances électorales en Algérie peuvent connaître des perturbations et une tension sociale qui se fera à l'appel de groupes qui ont leur relais en Kabylie. C'est pourquoi nous appelons à la vigilance afin de faire avorter toute tentative de créer un climat de turbulences', dit-il, avant de dévoiler quelques points-clés, aux yeux du FFS, qui peuvent conduire à la stabilité : l'ouverture du champ politique, une meilleure dynamique sociale, une vision économique basée sur la redistribution des richesses, sortir de la rente pétrolière vers une ouverture aux IDE en assurant une sécurité physique, bancaire et autres, aux investisseurs étrangers.
Sur une éventuelle venue d'Aït Ahmed en Algérie, Ahmed Djedaï dira qu''Aït Ahmed va bien et est en bonne santé. Il reviendra lorsqu'il le souhaitera. Nous avons nous-mêmes demandé son départ de l'Algérie après l'assassinat de Boudiaf', conclut l'orateur.
K T
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