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Ahmed Bedjaoui, Abane Ramdane et le cinéma (Vidéo)



Ahmed Bedjaoui, Abane Ramdane et le cinéma (Vidéo)
L'écrivain et figure du cinéma algérien Ahmed Bedjaoui a lui aussi réagi à la polémique lancée par l'ancien ministre de l'Intérieur Dahou Ould Kablia, à propos de Abane Ramdane. C'était à l'occasion d'une séance de vente-dédicace, de son ouvrage « Cinéma et la guerre de libération », au 20e édition du salon international du livre d'Alger. Liberté-algerie.com l'a rencontré sur place, et l'expert du 7e art a saisit l'occasion pour revenir sur les propos tenus par l'actuel président de l'association des anciens du MALG, Dahou Ould Kablia .« A la sortie du congrès de la Soummam (20 août 1956, ndlr), il y avait un homme qui était un véritable stratège, et dans le contexte actuel je voudrais le répéter, c'était Abane Ramdane. C'était l'homme qui a dit : les armes ne vont pas nous suffire pour nous libérer », a-t-il indiqué. Tout en poursuivant : « je dis qu'Abane Ramdane, et avec lui également, de l'autre côté, à Tanger, Mohamed Boudiaf, qui se sont entourés d'un certain nombre d'hommes dont Mohamed Yazid, Mahieddine Moussaoui, Louanchi etc. faisaient partie d'une génération exceptionnelle, et c'est l'intelligence qui a apporté un complément à la lute armée, et c'est ce qui a permis, dans la stratégie d'Abane Ramdane, d'internationaliser le conflit algérien ».« Cinéma et la guerre de libération »Ahmed Bedjaoui est revenu également sur le rôle joué par intellectuels dans la guerre d'Algérie, jusqu'à remettre en cause des informations qu'il a lui même évoqué dans son livre «Cinéma et la guerre de libération». « Abane Ramdane a commencé par l'écrit, pendant ce qu'on appelle la bataille d'Alger, et il dirigeait le journal El Moudjahid, et ensuite il est passé à la radio avec Boudiaf qui était au le Nadhor (au Maroc, ndlr) », a-t-il précisé. Il ajoute : « ils ont commencé à émettre une émission radio, (...) et puis ils sont passés à l'image, et contrairement à ce que je dis dans mon livre, et ce qu'on raconte, ce n'est pas Vautier qui est venu le premier à Tunis,pour filmer l'ALN aux maquis. C'était plutôt un algérien, Djamel Eddine Chendali ».Pour l'écrivain c'est Abane Ramdane qui avait créé l'école de cinéma de l'ALN, « et il avait six cameramen qui sont allés tourner le fameux déraillage du train de l'Ounza c'est eux qui l'ont filmé », a-t-il précisé.Imène AMOKRANE@ImeneAmokrane


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