Alger

Agriculture La recherche doit sortir des laboratoires



Plus de 40 ans après la création de l'Institut national de la recherche agronomique d'Algérie (INRAA), les premières assises nationales de la recherche agronomique sont organisées, depuis hier, sous le haut patronage du ministère de l'Agriculture. Quelque 500 participants prennent part à cet événement, organisé au complexe «Le Grand Bleu» de Tipaza et qualifié par le ministre de l'Agriculture de «très important». «La recherche agronomique doit être le moteur du développement», a déclaré, hier, le ministre de l'Agriculture M. Saïd Barkat, lors de son allocution d'ouverture des assises placées sous le thème: «Pour une recherche au service du développement durable». Le ministre, qui fera savoir que pour la première fois depuis l'indépendance de l'Algérie, 111 projets sont actuellement gérés par les chercheurs, plaidera pour une «valorisation» des quelque 200 chercheurs qui activent dans le secteur. «L'année 1998 a constitué un tournant décisif dans la politique nationale avec l'adoption d'une loi d'orientation en matière de recherche scientifique et de développement technologique dont le budget représente, désormais, 1% du budget national», s'est réjoui Saïd Barkat, en soulignant que l'objectif reste de pouvoir disposer de milliers de chercheurs pour préparer «notre sécurité alimentaire». Ce nouveau cadrage, note le ministre, a permis un développement incontestable des capacités de recherche et la création des conditions idoines pour favoriser le passage à une véritable opérationnalité, à savoir, explique-t-il, «une plus grande synergie entre les différents intervenants dans la sphère de la recherche». Le ministre de l'Agriculture qui appréhende, toutefois, une période où «les pétro-dollars ne serviront plus pour avoir du blé», a exhorté les chercheurs présents aux assises à promouvoir la participation des fellahs dans leurs travaux de recherche. «La recherche doit sortir des laboratoires», a-t-il appelé en soulignant que l'objectif principal réside dans la «production de ce que nous consommons», d'autant plus, avertit Saïd Barkat, que le marché agricole mondial «vit une instabilité chronique». «C'est en restant à l'écoute des préoccupations du monde rural, en renforçant ses capacités d'intervention et en favorisant la diffusion, la plus large possible, des acquis de la science et de la recherche que la communauté scientifique apportera sa contribution, la plus déterminante», ajoute encore le ministre en rappelant les «bienfaits» du Plan national de développement agricole et rural (PNDAR) mis en oeuvre pour atteindre notre «sécurité alimentaire». Il faut savoir que l'INRAA a déjà mis en place une série de groupes de réflexion dont les travaux avaient abouti à des avants-projets de rapports proposant un cadrage qui intègre les divers aspects et qui devraient être pris en considération, lors de ces assises dont un «forum de la valorisation des acquis de la recherche agronomique» est, également, programmé lors de cette rencontre qui s'étalera jusqu'à demain mardi. L'organisation d'un tel forum, note-t-on du côté des organisateurs, vise trois objectifs, à savoir: «faire le bilan des acquis de la recherche agronomique et du développement agricole», «la présentation des produits et des services aux utilisateurs potentiels pour nouer des partenariats recherche- développement» et enfin «tirer les enseignements en vue d'affiner la stratégie de prise en charge des impératifs de développement de l'agriculture». Pour le ministre, il faut, dès à présent, réfléchir au devenir de l'agriculture en Algérie et ce, à la lumière des changements climatiques et économiques qui sont en train de bouleverser le monde. Saïd Barkat a tenu à rappeler, en marge de la rencontre, tous les efforts consentis par son département pour «gérer la sécheresse», depuis l'année 2000 qui coïncide avec le lancement du Plan national de développement rural et agricole (PNDRA). Interrogé par «Le Quotidien d'Oran» sur les risques d'une autre crise de la pomme de terre, le ministre de l'Agriculture marquera une halte avant de répondra que: «l'Algérie importait ce produit bien avant 2000 et cela n'a jamais dérangé personne». Les réponses du ministre étaient un peu vagues mais il a tenu à affirmer que ce genre de problème sera évité dans le futur. Cependant le ministre de l'Agriculture reconnaît clairement que l'importation de la pomme de terre, en 2007, a largement profité aux importateurs qui avaient bénéficié de la baisse de la taxe douanière, au moment, dit-il, où il s'attendait à ce que cela profiterait aux consommateurs. Appel à un troisième mandat de Bouteflika
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