Inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du mémorandum d'entente signé le 24 novembre 2010 entre l'Institut national de recherche agronomique d'Algérie (INRAA) et l'Administration du développement rural de la République de Corée (RDA), le centre international de recherche agricole Kopia Algérie a été inauguré, hier, à Alger, par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, en présence de l'ambassadeur de la République de la Corée du Sud, Sung Joo Choi.
Ce centre, dont le siège est situé dans l'enceinte-même de l'INRAA (El-Harrach), aura pour mission d'effectuer des tests d'adaptation pour des variétés d'orge et de blé, l'installation d'une serre, de type coréen, pour la recherche sur le développement des cultures hydroponiques (hors sol), ainsi que la mise en place d'une unité pilote de démonstration pour la production industrielle de semences de pomme de terre. Une expérience qui permettra une production de légumes frais, tout au long de l'année, à travers l'adaptation de la semence au climat des quatre saisons. Le centre Kopia, qui est déjà présent dans 15 pays, permettra à l'Algérie, selon Rachid Benaïssa, de se lancer dans une agriculture moderne en mettant à la disposition des chercheurs algériens les pratiques et les expériences technologiques les plus récentes en la matière dans le monde. Il s'agit, cette fois-ci, selon toujours le ministre de l'Agriculture, d'un «véritable transfert de technologie». Ce principe a été d'ailleurs confirmé par l'ambassadeur de la République de Corée du Sud, Sung Joo Choi, qui a affirmé la volonté de son pays à «accompagner techniquement » l'Algérie dans la réalisation de divers projets, notamment d'ordre agricole dans le Grand Sud algérien. La technologie sud-coréenne sera également sollicitée dans d'autres projets qui sont actuellement à l'étude et qui devront être lancés dans les deux prochaines années. Ainsi, l'installation de ce centre permettra, selon son directeur général, Seung Ryong Cheong, au laboratoire de production de semences de base de pomme de terre de Tiaret, d'être mieux supervisé et plus efficace. Ce laboratoire, qui produit actuellement 20 % des besoins locaux en matière de semences de base, sera appelé à redoubler de productivité et réduire autant que possible le recours de l'Algérie à son importation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mehdi Mehenni
Source : www.lesoirdalgerie.com