Alger - Revue de Presse

Agences de voyages



Vers une réglementation plus sévère En une année seulement, 75 agréments délivrés à des agences de voyages ont été retirés par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat sur avis d’une commission interministérielle. Les pouvoirs publics semblent, désormais, décidés à se tourner prioritairement vers de véritables tours-opérateurs, ceux capables de ramener réellement des touristes en Algérie et couper les ponds avec la plupart des agences de voyages existantes actuellement en Algérie, soit environ 700, qui ne font essentiellement que de l’exportation (out-coming) de touristes algériens vers l’étranger, en sus de la billetterie. En effet, est-il à constater, de nombreuses agences ont signé des contrats d’allotment avec des hôteliers étrangers, tunisiens notamment. Les agences de voyages, outils de la promotion et la commercialisation des produits touristiques, doivent revenir, estime-t-on au ministère du Tourisme, à leur vocation première et leur activité, lucrative, doit être réglementée. Si l’on reconnaît, par ailleurs, que la liberté de circulation consacrée par la constitution n’est pas un vain mot, l’orientation de l’administration semble s’acheminer vers un traitement différencié. Ainsi, les agences de voyages qui font du réceptif (in-coming) seront, à l’avenir, avantagés par rapport aux autres. «Les gens sont libres de se mouvoir comme ils l’entendent. S’ils trouvaient chez eux un meilleur rapport qualité/prix, ils ne partiraient sûrement pas à l’étranger», reconnaît-on, néanmoins, au ministère. Autre sujet récurrent évoqué par les voyagistes, depuis de longues années, c’est l’absence d’un syndicat représentatif des agences de voyages en Algérie. On apprend dans ce contexte qu’un dossier d’agrément a même été déposé en 2004 au ministère du Travail et de la Protection sociale, mais il est resté, à ce jour, sans suite. Il existe pourtant, ça et là, des associations locales et même une Fédération nationale des agences de voyages, mais leurs fonctionnements actuels relèvent d’une existence plutôt formelle, et ce, de l’avis même des nombreux opérateurs concernés. Enfin, est-il à noter, si l’Etat s’est désengagé, en Algérie, de la sphère de la gestion, il n’en a pas moins renforcé sa présence dans la réglementation, la régulation, le contrôle... Il lui reste à exercer ces prérogatives dans ce domaine afin d’inverser les flux touristiques en Algérie. Mohamed-Chérif Lachichi
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