
Une saisine a été envoyée aux 44 directeurs et inspecteurs des polices africaines pour installer, dans les délais impartis, des structures de coordination avec la direction centrale, basée à Alger.Effectif depuis le 16 mai dernier, le mécanisme de coopération policière africaine, Afripol, enregistre, sous l'égide de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), qui assure la présidence pour un mandat de deux ans, des avancées dans sa mise en ?uvre sur le terrain. En effet, le président d'Afripol, le général-major Abdelghani Hamel, a adressé une saisine aux 44 directeurs et inspecteurs des polices africaines afin de procéder à la nomination et à l'installation des officiers de liaison au sein de leurs structures respectives. Cette démarche intervient après que la DGSN eut détaché des personnels techniques et policiers afin d'accélérer le processus de mise en ?uvre de ce mécanisme au niveau du siège d'Afripol basé à Alger. Lors d'une conférence dédiée aux perspectives de ce mécanisme, le commissaire principal, Fayçal Hassani, a indiqué qu'"Afripol est, désormais, à l'heure du partage de bonnes pratiques entre les polices opérationnelles. Certes, cela prendra le temps qu'il faut pour créer une symbiose entre toutes les polices africaines au vu des spécificités de chaque pays, mais on peut dire que le défi principal a été surmonté". Ahmed Mizab, expert dans les questions sécuritaires, a affirmé qu'"Afripol est à la fois un mécanisme d'évaluation des menaces, un outil d'analyses du renseignement et un moyen de planification pour bâtir une stratégie sécuritaire commune au continent".Pour M. Mizab, la naissance d'Afripol se veut "une prise de conscience des Etats africains à vouloir riposter contre le terrorisme et le crime organisé et une réponse active aux groupes criminels qui élargissent leur champ d'intervention en Afrique." Enumérant les priorités d'Afripol, conformément à la feuille de route établie à Alger, le conférencier dira que "ce mécanisme permettra de définir dans l'urgence les menaces et canaliser le renseignement pour rationaliser l'intervention humaine, planifier les échanges pour créer une symbiose et une interactivité des polices, établir les points forts et les points faibles pour mieux répartir les énergies, créer une banque de données régionales en coordination avec Interpol et bâtir une stratégie globale". Financé par la Commission de l'Union africaine (UA), Afripol a, selon ses statuts, toute latitude d'intervenir à travers les Etats membres à travers le travail de renseignements et le lancement prochain d'un mandat d'arrêt africain.Selon M. Hassani, "ce mécanisme est juridique et judiciaire. Il interviendra là où ses statuts le lui permettent, sans pour autant toucher aux domaines militaire et politique."Et d'ajouter : "Il s'agit d'un outil développé par les compétences de la DGSN pour permettre aux policiers d'accéder aux données téléphoniques et numériques."M. Hassani a, par ailleurs, abordé les projets qui attendent Afripol à court et à moyen terme, d'autant que "le plan d'action adopté à Alger en mai dernier contient plusieurs axes de coopération que les polices africaines doivent développer rapidement pour juguler le terrorisme, le crime organisé, le braconnage, la piraterie, le trafic de drogue et d'armes, le blanchiment d'argent, le trafic humain et les atteintes à l'environnement".FARID BELGACEM
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid BELGACEM
Source : www.liberte-algerie.com