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Afin de lutter contre l'impérialisme et le néocolonialisme : Les spécialistes misent sur " l'union " en un "front"



Afin de lutter contre l'impérialisme et le néocolonialisme : Les spécialistes misent sur
Si le monde arabe était un seul pays, il afficherait aux taux de change courants un produit intérieur brut (PIB) de 1833 milliards de dollars, un peu plus que le Canada, un peu moins que le Brésil. Ce serait donc, potentiellement, une puissance économique importante. La locomotive du groupe est l'Arabie Saoudite, avec un PIB de 434 milliards. Dans ce but, les observateurs n'épargnent aucune occasion pour mettre l'accent sur la nécessité de mettre en 'uvre une réelle stratégie de coopération entre les pays arabes. Ainsi, les peuples arabes doivent s'unir dans un "front" contre l'impérialisme et le néocolonialisme, a affirmé samedi à Alger l'universitaire tunisien, Nouri Kachoukh, lors d'une rencontre internationale sur le thème "Le Sud, quelles alternatives '". "Les peuples arabes n'ont d'autre choix que de s'unir et coordonner leurs luttes pour libérer leurs pays de l'impérialisme financier international en vue du progrès social, d'une justice sociale et d'une souveraineté populaire", a estimé M. Kachoukh. Pour lui, cette lutte doit être menée parallèlement entre les peuples Sud-Sud "en symbiose et en solidarité agissante avec les peuples du Nord soumis tous deux au joug de cette mondialisation inhumaine". M. Kachoukh, qui milite contre les orientations économiques libérales imposées par les milieux financiers internationaux, a indiqué que cette lutte doit proposer une nouvelle alternative qui s'appuie sur le concept de la souveraineté populaire et qui ne pourra s'exercer que par le biais d'une "démocratie participative". De son côté, l'Egyptien Mamdouh Habashi, membre du Réseau solidarité des peuples Sud-Sud, a appelé à "une unité plus forte des partis de gauche pour faire face à l'impérialisme et voir comment élever le niveau d'indépendance des organisations au sein des masses". Il a souligné la nécessité de "constituer la 5ème Internationale pour faire face à la crise capitaliste", appelant à ouvrir le débat au sein des formations politiques de gauche. Le journaliste syrien, Majed Nehme, a estimé, pour sa part, "qu'une nouvelle étape dans les relations internationales s'annonce pour les peuples du Sud qui ne doivent compter que sur eux-mêmes et ne tisser des liens qu'avec des alliés de poids". Il a indiqué, dans ce cadre, que "le soutien de la Russie, de la Chine, de la base sociale en Syrie et de son armée ont permis à la Syrie de remporter une victoire éclatante". "Il n'y a pas de guerre en Syrie, il y a une guerre contre la Syrie menée par environ 100 000 étrangers dont des mercenaires. Il existe un projet obscurantiste pour détruire la Syrie qui aspire à la démocratie", a-t-il dit, notant que "la Syrie est victime actuellement d'une désinformation massive de la part de médias occidentaux et de certains pays du Golfe".L'écrivaine irakienne Haifa Zangana, a dressé, quant à elle, un point de situation dans son pays, indiquant que depuis l'invasion de l'Irak par les forces américaines et leurs alliés, "il y a eu un démembrement de l'Etat irakien et de son armée". "Il y a eu, aussi, une reconstitution du néocolonialisme en Irak avec la collaboration d'Irakiens", a-t-elle déploré, ajoutant qu'il faudrait considérer la situation actuelle en Irak comme un prolongement de l'occupation américaine et non pas "une fin de cette occupation" suite au retrait des forces armées américaines de ce pays. Elle a relevé que "de nombreux universitaires, spécialistes et chercheurs ainsi que des journalistes et écrivains irakiens sont la cible d'attentats, depuis 2003".
De son côté, l'Algérien Hocine Belalloufi, intellectuel et militant de gauche, a indiqué que l'Algérie avait joué un rôle politique "très important au cours de la première vague de transformation de l'ordre internationale".
"Sa révolution nationale a fortement contribué à terrasser l'ordre politique colonial bien au-delà de ses frontières", a-t-il souligné. Il a rappelé que le projet de développement mis en 'uvre durant les deux premières décennies de l'indépendance avait pour objectif d'étendre aux plans économiques et sociaux l'indépendance arrachée suite à une guerre de libération.
Cependant, il existe de nombreux écarts sociaux économiques entre les pays arabes. On peut se demander s'il existe quelque semblant de solidarité à l'intérieur du monde arabe. Pourquoi les plus riches n'aident-ils pas les plus pauvres' En fait, ils le font. Il n'existe pas de système de péréquation comme tel, mais les pays riches ont mis sur pied des mécanismes d'aide directe ou financent des investissements dans les infrastructures, les écoles et les hôpitaux. Mais cette aide, le moins que l'on puisse dire, n'est pas particulièrement généreuse. Tous ces transferts apparaissent dans les comptes nationaux des pays concernés. Ainsi, quand on dit que le PIB par habitant atteint 1 300 $ au Yémen, ce montant tient compte de l'aide des autres pays arabes.
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