Le procès qui oppose Sagem Algérie à son ex-partenaire Sagem sécurité s'ouvrira demain devant la section commerciale du tribunal de Sidi M'hamed. L'affaire Sagem Algérie repasse devant la justice.
L'entreprise de droit et de capitaux algériens créée en 2004 dans le cadre d'un partenariat avec le groupe français Sagem — actuel groupe Safran — exige le paiement de trois milliards de dinars pour «rupture de contrat unilatérale ». Initialement, l'accord entre les deux parties portait sur deux grands axes : la défense et la sécurité. Avec Sagem défense, l'accord prévoyait des programmes d'importation d'équipements, mais aussi de commercialisation, de coproduction, d'intégration et de maintenance de matériel de guerre de deuxième catégorie destiné exclusivement à l'Armée populaire nationale. L'autre accord, signé avec Sagem sécurité, avait permis à Sagem Algérie de participer à différents appels d'offres lancés par la Direction générale de la Sûreté nationale. Elle a notamment remporté le marché de l'AFIS criminel en 2006. Mais celui-ci ne lui aura jamais été attribué. Il semblerait que cet échec soit lié à des négociations menées en parallèle par Sagem sécurité. En fait, l'affaire Sagem Algérie comporte plusieurs volets. Outre l'aspect commercial, qui sera traité pour la troisième fois consécutive par le tribunal de Sidi M'hamed, une autre action a été introduite en pénal à l'encontre d'un cadre du groupe français, Jean-Pierre Delarue. Poursuivi pour «faux et usage de faux» devant le tribunal de Cheraga, Delarue aurait signé des documents au nom de Sagem Algérie alors qu'il n'en avait pas le pouvoir. Notons que Jean-Pierre Delarue est directement impliqué dans le scandale de corruption de hauts fonctionnaires nigérians dans le cadre du contrat de la carte d'identité. Le 5 septembre dernier, le tribunal de Paris avait condamné le groupe Safran à une amende de 500 000 euros pour corruption active dans cette même affaire.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T H
Source : www.lesoirdalgerie.com