Hier, le procès en appel d'Orascom Telecom Algérie (OTA) a été renvoyé au 27 mai prochain. Le juge a justifié ce deuxième report par l'absence du DG d'OTA, Tamer Mokhtar Ahmed Mehdi, poursuivi pour des opérations de transfert illicite totalisant 187 millions de dollars.
Le procès en appel des dirigeants d'OTA a été renvoyé, au 27 mai en raison de l'absence du premier responsable, l'Egyptien Tamer Mokhtar Ahmed Mehdi. Il s'agit du deuxième report après celui du 29 avril dernier. Après toute une journée d'attente, le président de la chambre pénale, M. Hellali, a appelé les parties, le DG et les cadres de la Citibank en tant que témoins, les représentants de la Banque d'Algérie en tant que partie civile, et enfin les prévenus, à savoir OTA en tant que personne morale et son directeur général, Tamer Mokhtar Ahmed Mehdi, en tant que personne physique. Etant donné l'absence de ce dernier à l'audience, le président a renvoyé le procès au 29 mai. Les prévenus ont déjà été condamnés par le tribunal de Sidi M'hamed, près la cour d'Alger, pour «violation de la loi sur le contrôle des changes et les mouvements de capitaux de et vers l'Algérie».
Le procès a eu lieu le 28 avril dernier et s'est terminé avec la condamnation de Tamer Mokhtar Ahmed Mehdi qui a écopé d'une peine de 2 ans de prison ferme assortie d'une amende de 6 milliards de dinars, et de OTA (en tant que personne morale) au versement d'une amende de 93 milliards de dinars. Le tribunal a prononcé la relaxe au profit des cadres dirigeants de la Citibank. Le verdict a été contesté par les prévenus et le parquet, lesquels ont introduit un appel.
L'affaire, faut-il le rappeler, concerne le transfert par la Citibank d'un montant global de 189 millions de dollars, en plusieurs parties sur une durée de quatre ans, pour honorer des factures relatives à des prestations de services. La Banque d'Algérie a jugé celles-ci «trop excessives» et pour certaines d'entre elles «fictives». Ses soupçons reposent sur des anomalies qu'elle aurait constatées dans les documents afférents à ces opérations de transfert, comme, par exemple, les services faits dont la date est antérieure à celle de la facture ou encore des factures sans date ou antidatées.
Les avocats d'OTA ont rejeté toutes les accusations. Selon eux, les anomalies, dont parle la Banque d'Algérie sont de «banales erreurs» d'écriture. Selon eux, la Banque d'Algérie n'a apporté aucune preuve sur les «prétendus» transferts illicites.
Le parquet a avancé un autre son de cloche. Pour lui, il n'y a aucun doute, OTA a procédé à des opérations illicites de transfert de devises d'un montant approximatif de 187 millions de dollars, sur une période de 3 à 4 années. De ce fait, il a requis une peine de 7 années de prison ferme contre Tamer Mokhtar en tant que personne physique, assortie d'une amende 6 milliards de dinars, et le versement d'une autre amende de 93 milliards de dinars par OTA en tant que personne morale.
Le tribunal, quant à lui, a maintenu les amendes et prononcé la peine de 2 ans de prison ferme. L'absence du DG d'OTA à deux reprises de l'audience suscite de nombreuses interrogations. Etant sous le coup d'une interdiction de sortie du territoire, Tamer Mokhtar n'avait, selon de nombreux avocats, aucune raison de ne pas répondre à la justice. Sauf si'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salima Tlemçani
Source : www.elwatan.com