Après une détention qui aura duré un peu plus de huit mois, et alors que la chambre d'accusation a rejeté le 15 décembre dernier, pour la troisième fois, la demande de sa mise en liberté provisoire introduite par ses avocats, l'homme d'affaire Issaad Rabrab, patron du groupe Cevital, devrait être jugé ce mercredi par le tribunal correctionnel de Sidi M'hamed, à Alger.
Issaad Rebrab, qui avait comparu le 22 avril dernier devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M'hamed à Alger pour être auditionné dans le cadre d'une enquête anti-corruption, avait été placé sous mandat de dépôt.
Il avait été interpellé le 22 avril dernier par des éléments de la Gendarmerie nationale, M. Rebrab avant d'être auditionné par la section de recherches qui "poursuit ses enquêtes préliminaires à l'encontre de plusieurs hommes d'affaires dont certains interdits de sortie du territoire national" pour leur implication dans des affaires de corruption.
Par la suite, l'homme d'affaires avait été présenté devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M'hamed pour répondre des chefs d'accusation de "fausse déclaration relative aux transferts illicites de capitaux de et vers l'étranger, surfacturation d'équipements importés et importation de matériels d'occasion alors qu'il avait bénéficié d'avantages douaniers, fiscaux et bancaires". Plusieurs heures après l'audience, il avait alors été placé sous mandat de dépôt.
Ses avocats avaient alors plaidé le 15 décembre dernier, pour sa libération sur la base " des nombreuses garanties légales que l'homme d'affaires présente et qui lui ouvrent le droit d'être jugé tout en étant en liberté ". Ils ont argué leur demande par le fait que l'homme d'affaires soit le premier patron d'industrie qui a construit ce que l'état n'a pas pu faire durant des années et que son problème est purement commercial, un contentieux qui aurait pu être réglé entre lui et l'administration douanière sans impliquer la justice ". Cette demande a été donc refusée par la chambre d'accusation.
Le 22 décembre dernier, son affaire a été renvoyée pour être jugé justement ce mercredi 25 décembre par le tribunal correctionnel près la cour d'Alger.
A rappeler qu'Issaad Rebrab est président d'un groupe industriel qui emploie plus de 18 000 travailleurs et qui arrive en deuxième position, après Sonatrach, en terme d'importance de ses exportations. Grâce à la diversification de ses activités, Cevital est implanté à travers diverses villes du territoire national (Sétif, Constantine, Alger, Blida, Oran, Bouira, Béjaïa, Aïn Defla, Tizi Ouzou). Il ambitionne d'autres investissements dans d'autres régions du pays qui ont tant besoin de la création d'emplois et de richesses.
Reste donc à attendre son jugement ce mercredi par le tribunal correctionnel de Sidi M'hamed, à Alger pour connaître son verdict à propos des chefs d'accusation de "fausse déclaration relative aux transferts illicites de capitaux de et vers l'étranger, surfacturation d'équipements importés et importation de matériels d'occasion alors qu'il avait bénéficié d'avantages douaniers, fiscaux et bancaires", retenus contre le patron de Cevital.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lemaghrebdz.com