Dans un communiqué rendu public le 7 du mois en cours, les trois avocats de la défense du secrétaire général de la cour d'Alger, Benhalla Amine, condamné à 6 mois de prison dans l'affaire qui l'a opposé au procureur général de la même cour, remettent en cause le fait que ce dernier, en tant que victime, peut occuper le siège du ministère public, réservé exclusivement au représentant de la société. Pour Maîtres Aït Larbi, Brahimi et Chikhaoui, ceci est en soi une atteinte aux droits de la défense et contraire au droit à un procès équitable, un principe consacré par la Constitution et le pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié en 1989. Par ailleurs, les signataires du communiqué dénoncent la procédure entreprise par le ministère publique après la désignation d'un psychiatre devant examiner l'accusé afin de l'interner dans un hôpital psychiatrique. Toutefois, indiquent les rédacteurs du communiqué, cette tentative a échoué grâce à la rectitude du médecin. En dépit de la condamnation de six mois de prison ferme infligée à l'accusé le 5 décembre dernier, un appel a été introduit, en même temps que l'accusé, mais sans autre précision sur l'origine. A ce sujet, la défense s'interroge si la victime ne l'a pas fait en tant que gardien de l'ordre. L'affaire devait passer en appel hier, toujours devant la cour d'Alger. En d'autres termes avec la présence de la victime, mais en tant que procureur général. Les trois avocats de la défense ont décidé de ne pas assister au procès afin de ne pas cautionner que la justice ne soit « instrumentalisée ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com