Le procureur requiert une peine plus lourde
Condamné en première instance pour détention et commercialisation de stupéfiant à des peines de sept et dix ans de prison ferme, les trois mis en cause, M.H., B.Y. et H.A. ont comparu, hier, devant la Cour d’appel…
Le représentant du ministère public a requis ainsi une augmentation de la peine pour H.A. et la confirmation de celles prononcées contre les deux autres mis en cause. Les faits de cette affaire remontent au mois de janvier de cette année lorsque, suite à un contrôle de routine effectué au niveau du port, une voiture de marque Clio, en partance pour l’Espagne, a été interceptée avec à son bord 350 plaquettes de kif traité, l’équivalent de 5 kilos et 350 grammes. Cette marchandise prohibée était dissimulée au niveau de la roue de secours du véhicule. Arrêté, B.Y. le propriétaire a déclaré tout ignorer de cette cargaison. Il a avancé aux enquêteurs que, venant passer quelques jours de vacances en Algérie, il a été hébergé par H.A qui lui avait été présenté par un certain Djamel, résidant à son tour en France. H.A. ainsi que M.H. son demi-frère ont été alors arrêtés. Présentés devant le magistrat instructeur, les trois prévenus ont été écroués. Jugés en première instance, B.Y. niera en bloc toutes les accusations retenues contre lui, rejetant l’accusation sur le dénommé Djamel à qui il a affirmé avoir emprunté la voiture, à deux reprises. Quant à H.A, qui se trouve être un repris de justice condamné au préalable pour une affaire de stupéfiant, il a affirmé avoir décroché de ce créneaux. M.H. soutiendra, pour sa part, que son seul tort dans cette affaire est d’avoir rendu visite à son demi-frère durant le séjour de B.Y. Appelés hier devant la Cour d’appel, les mis en cause maintiendront leurs premières déclarations. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis une augmentation de la peine pour H.A. et la confirmation de celles prononcées contre les deux autres. Les avocats des accusés plaideront la non culpabilité de leurs mandants et s’insurgeront pour le fait que les investigations n’ont pas été portées sur la personne de Djamel, cité par les mis en causes. Ce dernier, apprend-on, a pris le départ vers le France deux jours avant que n’éclate cette affaire.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com