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Affaire Algérie Télécom



Affaire Algérie Télécom
Mohamed Boukhari, l'ex-cadre dirigeant d'Algérie Télécom, récemment condamné à 18 ans de prison ferme, compte entamer une grève de la faim à la prison de Serkadji, où il est détenu, au début de la semaine prochaine, annonce un de ses avocats. Mohamed Boukhari et l'homme d'affaires Chami Madjdoub, sont accusés d'avoir commis entre 2003 et 2006 des transactions douteuses et blanchiment d'argent au préjudice d'Algérie Télécom. S'agissant des personnes morales, en l'occurrence les deux sociétés chinoises ZTE Algérie et Huawei Algérie, le ministère public a requis une amende de cinq millions de dinars chacune. Selon sa défense, 'la condamnation, dont a fait l'objet Mohamed Boukhari, est très sévère. Il y a un décalage entre les faits et les inculpations. À ce rythme, il est préférable que les inculpés soient jugés en criminelle que d'avoir affaire au pôle judiciaire spécialisé du tribunal de Sidi-M'hamed où les jugements rendus sont trop abusifs'. Ses avocats réclament l'extinction de l'action publique, à cause de la prescription des faits qui remontent à 2003 avant la promulgation de la loi contre la corruption. Ils expliquent : 'Les faits ont eu lieu avant l'émission de l'article 8-bis de la loi 04-14 datée du 10 novembre 2004 qui considère les infractions liées à la corruption imprescriptibles. Or, l'article qui doit être appliqué dans ce cadre est l'article 8 du code de procédure pénale qui prescrit les délits après une durée de 3 années.' L'affaire en question, qui a éclaté suite à des révélations d'un des accusés dans l'affaire de l'autoroute Est-Ouest, concerne des marchés faramineux qui auraient été accordés aux deux sociétés chinoises, en contrepartie de commissions placées dans des comptes offshore, au Luxembourg. Ces comptes auraient été ouverts, selon l'arrêt de renvoi, par l'homme d'affaires Chami, un Algéro-Luxembourgeois.
N. H.


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