Alger - Revue de Presse

Aéroport d'Es-Senia: Le chapiteau, les commerçants et des couacs



La dernière mesure prise à l'issue de la visite à Oran du secrétaire d'Etat chargé de la communauté algérienne établie à l'étranger consistant à la réouverture du chapiteau réalisé pour l'accueil des participants au GNL 16 d'avril dernier est devenue effective à partir de dimanche dernier, afin de permettre un meilleur flux des arrivées des vols internationaux dans un premier temps et ensuite en perspective du retour vers la fin du mois d'août.

 Erigé sur une superficie de 5.000 m² et pouvant contenir 5.000 passagers, le chapiteau, jusque-là fermé, permettra de prendre en charge simultanément trois vols avec une durée de traitement des procédures douanières relativement réduite, étant donné que le nombre de scanners mis en service pour le contrôle des bagages est important. Mais cette mesure a engendré d'autres problèmes notamment pour les gérants de boutiques et autres activités tertiaires qui se plaignent du fait que l'activité commerciale est quasi nulle en raison du transfert des vols internationaux vers le chapiteau. Restaurateurs, buralistes et autres gérants de cafétérias expliquent que les accompagnateurs sont souvent ceux qui viennent attendre leurs proches en provenance de l'étranger car pour les passagers des lignes intérieures, ils se présentent le plus souvent seuls.

 Ceci étant, la saison haute habituellement dense avec des chiffres d'affaires leur permettant de faire face au creux de la vague le reste de l'année, a été infructueuse cette année d'autant que cette expérience sera éventuellement reconduite pour la saison de pèlerinage, une saison marquée par plusieurs goulots d'étranglement aussi bien au départ qu'à l'arrivée. Comme chaque année, l'arrivée de nos concitoyens établis à l'étranger dans leur pays d'origine s'est encore faite avec des problèmes. C'est l'exemple du vol d'Air Algérie qui devait relier le 26 juin à 20h Montréal à Alger. Selon certains passagers qui se sont présentés à notre rédaction, le vol n'a eu lieu que le lendemain à 9h du matin. Ils confient que, certes, ils ont été installés dans un hôtel, mais ont dû rester sans manger et ils n'ont eu de réponse de la part des responsables de la compagnie aérienne et après insistance que l'appareil qui devait les conduire au bled était encore à Pékin.

 Ce déboire passé, ils ont eu à faire face d'abord à un retard aussi bien pour l'embarcation que pour le départ dans un avion de type Airbus et, durant le long trajet, les passagers ont souffert et notamment les enfants en bas âge. Arrivés à l'aéroport d'Alger, si ceux habitant le centre ont pu rentrer chez eux, les autres à destination de l'est et de l'ouest ont dû encore passer la nuit à l'aéroport. Ainsi, les passagers à destination d'Oran ont été surpris d'apprendre que le dernier vol reliant Alger à Oran a été annulé. Ce n'est que le lendemain qu'ils ont réussi à rentrer chez eux. Et dire que ces passagers ont dû payer 1.420 dollars pour faire un voyage cauchemar.


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