Et si on parlait de ces vols récurrents ?
L’aérogare internationale d’Es-Sénia ne semble pas refléter toutes les rigueurs qu’on lui prête, comme cette volonté de rentrer dans la cour des grands.
Une rigueur qui reste à prouver, si l’on considère un certain nombre de doléances qui ne trouvent pas souvent de réponses chez les responsables ou supposés comme tels. A l’image de ces apprentis sorciers, agents bagagistes, pour ne pas les citer, qui s’adonnent à un exercice-roi de la voltige pour voler, pardon pour violer tout simplement l’intimité des passagers, lors des visites des cabas, comme toutes ces pacotilles qui disparaissent curieusement des bagages par des mains baladeuses. Des cas choquants, il en existe à la pelle, comme le déplore cette femme d’un certain âge, diabétique de surcroît, qui a vu ses bagages «violenter» : le hic est qu’on lui a volé un petit appareil de mesure du diabète.
Où sont donc les procédures et protocoles de contrôle et de vigilance douaniers? Comment peut-on admettre de telles pratiques lorsqu’on sait que l’Etat algérien est en train de batailler dur, pour négocier son entrée dans l’organisation mondiale du commerce? A quand une image apaisée et sereine de certains agents de contrôle, quand on sait que nous sommes à la nième édition de vols et qui souvent, parviennent à nos rédactions? Il faut dire que ce genre de réclamations qu’on a murmurées ces derniers jours, se font de plus en plus insistantes, comme le déplore ce voyageur fraîchement débarqué à Oran sur le vol Paris-Orly, première classe, qui trouva ses bagages visités, par des casses éhontées. Le hic est que ce voyageur n’a pas pu trouver réponse à sa complainte ni auprès de certains douaniers, ni auprès de certains policiers, après la disparition de certains vêtements et chaussures, parmi les choses qu’il a ramenées dans sa valise. Quant au personnel de l’EGSA, à qui il s’est adressé en dernier recours à la suite de ces pratiques qu’on croyait bannies, il était, tout simplement, outré. Des pratiques mais aussi une situation perçue à la longue comme à une fatalité avec quoi il faut composer, si l’on considère cette hémorragie honteuse. Une bien drôle manière de recevoir des gens qui viennent d’ailleurs, des gens parfois froissées ou encore vexées à l’entrée même de l’aéroport, la première vitrine du pays. Et c’est souvent par là que commence le périple de ces investisseurs, ces touristes ou simples voyageurs.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com