Alger - Revue de Presse

Adhésion de l’Algérie à l’UPM



La classe politique reste partagée Au moment où le président de la République continue d’entretenir le suspense sur l’adhésion de notre pays à l’UPM et donc sur sa présence en France le 13 juillet prochain, la classe politique nationale est partagée... Le premier à réagir était le chef du FFS, Hocine Aït Ahmed, lors de son passage sur la chaîne de télévision marocaine Médi-1 Sat. Le vétéran de la Révolution ne prédit pas un meilleur avenir à l’UMP que celui du Processus de Barcelone initié en 1995 car, explique-t-il, dans les deux projets la société civile est absente. Pour sa part, Abdelaziz Belkhadem, dans son entretien au journal Le Monde, avait expliqué les réserves algériennes par le fait que le projet d’UPM actuel est différent de celui qui avait été exposé au président Bouteflika par le président Sarkozy en décembre 2007, lors de sa visite en Algérie. Le Rassemblement national démocratique (RND) s’est, pour sa part, prononcé en faveur de l’adhésion de l’Algérie à l’UPM, malgré la présence d’Israël. «La présence d’Israël au sein de l’UPM n’est qu’un prétexte» pour les opposants à l’entrée de l’Algérie au sein de l’UPM, a déclaré son secrétaire général Ahmed Ouyahia qui a dit «ignorer les motivations pour lesquelles on veut ainsi donner des complexes aux Algériens». En revanche, le troisième pilier de l’Alliance, le Mouvement pour la société de la paix (MSP, islamiste), s’est dit contre l’entrée de l’Algérie dans l’UPM en même temps qu’Israël. «Nous refusons la présence de l’Algérie dans toute organisation aux côtés d’Israël, tant que l’administration sioniste ne reconnaîtra pas le droit à l’autodétermination des Palestiniens et ne se retirera pas sur ses frontières d’avant 1967" (guerre des six jours), a déclaré le président du MSP, Bouguerra Soltani à l’AFP. Le Parti des Travailleurs a, de son côté, appelé à la tenue d’un référendum sur l’adhésion éventuelle de l’Algérie à l’UPM. Selon sa secrétaire générale, qui s’est exprimée vendredi lors de la réunion de son Conseil national, ce projet «n’est qu’une normalisation des relations avec Israël et, plus encore, il prépare des choses qui ne servent en rien l’intérêt des pays de la rive sud de la Méditerranée». Le FNA de Moussa Touati est sur la même longueur d’onde que les autres, considérant que l’Algérie n’a «aucun avantage à tirer de l’UPM». Quant au RCD du Dr Saïd Sadi, c’est le silence pour le moment; mais il ne saurait certainement tarder à s’exprimer sur la question. Enfin, dans la sphère économique, le projet est perçu positivement du moins par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) dont le président, l’ancien ministre Réda Hamiani, a proclamé son «soutien à l’UPM». «Le progrès des entreprises algériennes est indissociable de celui de l’ensemble de la région méditerranéenne», a-t-il argumenté dans la presse. H. Senouci
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