Le dermatologue Mohamed Oughanem a préconisé jeudi à Alger une prise en charge précoce de l'acné pour éviter le recours aux traitements lourds et à la chirurgie esthétique.
"L'acné doit être traitée dès l'apparition des premiers boutons pour éviter les complications de cette dermatose et l'installation de lésions et cicatrices indélébiles", a recommandé le Dr Oughanem, président de la Société algérienne de médecine esthétique, en marge du 11ème congrès de chirurgie esthétique auquel prennent part 350 spécialistes algériens et étrangers.
L'acné est l'un des thèmes abordés à ce congrès, lors duquel les différentes formes de cette dermatose ont été passées en revue par les participants.
Pour la forme juvénile touchant l'adolescent à partir de 12 ans, le Dr Oughanem a sensibilisé les parents sur la nécessité de faire examiner leurs enfants par un dermatologue.
"L'acné ne disparaît pas avec l'âge et il faut la soigner dès les premiers signes", a-t-il insisté.
Le spécialiste a appelé à ne pas "banaliser" cette dermatose qui peut conduire à des troubles psychologiques chez l'adolescent.
Chez certains adultes, les boutons ont tendance à persister et il est "utile de rechercher des troubles hormonaux", pour les corriger avec une cure d strogènes.
L'alopécie androgeno-génétique ou chute de cheveux a été aussi une des problématiques débattues à cette rencontre scientifique.
Les causes de l'affection sont multiples et sont souvent imputables à des facteurs génétiques, à des troubles hormonaux et au stress, selon les spécialistes.
Les personnes sujettes à l'alopécie doivent consulter un dermatologue pour définir l'origine du trouble et prescrire le traitement adéquat, a indiqué le Dr Oughanem.
"Les traitements donnent de bons résultats et on observe une repousse des cheveux après quelques semaines", a-t-il ajouté.
Le troisième point à l'ordre du jour du congrès a porté sur la chirurgie esthétique. Les participants ont évoqué les dernières tendances dans ce domaine et partager leurs expériences.
A ce propos, le Dr Oughanem a insisté sur l'importance de différencier la médecine esthétique de la chirurgie esthétique qui est, a-t-il précisé, "plus lourde".
"Si le programme de la médecine esthétique est suivi par le médecin et le patient, il est inutile de recourir à la chirurgie", a-t-il assuré, tout en affirmant que la chirurgie esthétique est une médecine "maîtrisée" en Algérie.
La médecine esthétique consiste en l'application de la toxine botulique pour la correction des rides d'expression ou encore de l'application de produits de comblement des rides profondes, a-t-il expliqué.
Pour la correction des cicatrises acnéiques ou traumatiques (brûlures, agressions...), le laser et la radiofréquence fractionnelles donnent de bons résultats, a-t-il estimé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz