Alger - Revue de Presse

Acheminement du courrier Des rues sans nom et des habitations sans numéro



Si la hantise permanente des facteurs en Europe se limite aux morsures de chiens, en Algérie, le problème est plus terre-à-terre, puisque les plus grosses difficultés de distribution du courrier sont étroitement liées à des problèmes de numérotation des habitations et de dénomination des rues. Tout ceci se répercute négativement sur la bonne marche de la distribution du courrier et bien souvent provoque le courroux du citoyen qui met directement en cause le facteur et son administration. Du côté d'Algérie Poste, l'on reconnaît que des erreurs et des lenteurs de distribution peuvent intervenir mais l'on se défend des autres griefs retenus à l'encontre des préposés chargés de la distribution du courrier. Ainsi, l'on précise qu'un plan de charge minutieux a été étudié pour chaque facteur... Ce qui pose problème, nous dit-on, c'est l'absence d'une numérotation claire au niveau de certains quartiers à Constantine. A El-Gammas, Benchergui et Oued El-Had, Emir Abdelkader, Boussouf et ailleurs, c'est la bouteille à l'encre, une situation aggravée par le manque de boîtes aux lettres et des numéros fantaisistes souvent écrits (ou réécrits) par le citoyen lui-même, qui ainsi se substitue aux services spécialisés de la commune. Ceci pour le courrier ordinaire. Pour ce qui est des télégrammes, le problème, nous dit-on au niveau d'Algérie Poste, aurait pu être réglé avec la mise en circulation des scooters spécialement réservés à cet effet, sauf que la direction hésite à les confier aux préposés de crainte des agressions physiques ou même du vol de ces engins flambant neufs. Au niveau de la commune, il semblerait que ce handicap des noms ou des numéros sera bientôt définitivement contourné grâce à l'action des brigades de recensement qui sillonneront toute la ville de Constantine et vont définitivement résoudre ce problème. Toujours sur ce plan des dénominations des rues ou des quartiers, une commission spéciale - dite de baptisation et de débaptisation - se réunit pour donner à de nouvelles rues des noms propres d'identification, ceux de chahids ou d'anciens moudjahids. Contacté à ce propos, le responsable du bureau de wilaya de l'organisation des anciens moudjahidine déplore un certain silence de l'APC de Constantine, interpellée à plusieurs reprises, précise-t-il, par courrier et priée à ce titre de donner à cette commission le recensement exact des nouvelles rues, écoles, stades ou édifices publics à baptiser, car ce ne sont pas les noms de chouhada, de moudjahidine décédés ou d'éminentes personnalités algériennes qui manquent. Il suffit tout simplement que l'APC communique à cette commission, présidée par le wali et composée de membres du bureau des anciens moudjahidine et de l'APC, pour dégager des listes. Elle se réunit trois ou quatre fois par an, à savoir les veilles du 19 Juin, du 5 Juillet et du 1er Mai, mais son travail qui se veut historique ne trouve toujours pas l'écho recherché par ses membres.
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