Le directeur Général de NCA-Rouiba SPA, Mohamed Sahbi Othmani, a mis en exergue hier les véritables causes de cette affaire.NCA Rouiba SPA réagit au dernier scandale sur la non-conformité de ses produits exportés, et assure qu'il s'agit d'une mise en scène visant à nuire aux produits algériens.
Il y a quelques jours, un lot de 5000 boites de jus Rouiba a été détruit à la frontière algéro-libyenne, sous prétexte de sa non-conformité. S'exprimant à ce sujet, le directeur Général de NCA-Rouiba SPA, Mohamed Sahbi Othmani, a mis en exergue hier les véritables causes de cette affaire. Animant une conférence de presse au sein du siège de son usine à Alger, l'orateur a estimé que tous les produits Rouiba sont conformes aux normes exigées à travers tous les marchés étrangers, et pas seulement libyen. «Notre devise est d'assurer une bonne qualité de nos produits aux consommateurs», a-t-il souligné, ajoutant : «jusqu'à aujourd'hui, aucun marché étranger ne s'est plaint de la qualité de nos produits». Sur l'incident en Libye, le DG de la boite explique que ce lot est une petite partie d'une cargaison de près 140.000 boites, sur lequel la teneur en fruit était conforme. Exportée en septembre dernier, la marchandise avait été introduite sur le marché libyen sans aucun problème, sauf ce quota qui a été gardé au poste frontalier.
En février, ces produits ont été détruits car ils avaient dépassé la date de péremption inscrite sur l'emballage. Profitant de cette occasion, certains concurrents, qui ne souhaitent pas la réussite des produits algériens, ont fait circuler une vidéo et des photos sur lesquelles on pouvait voir certains produits de la marque Rouiba, ayant fait l'objet de destruction par les services douaniers libyens. Depuis des années, le produit algérien destiné à l'exportation fait l'objet de critiques par certaines parties, et ce, malgré sa bonne qualité. Révoltées par ce comportement, les entreprises algériennes de production ont dénoncé à chaque fois les entourloupes dont elles font l'objet. Cette fois-ci, l'affaire de Rouiba ne fait pas exception.
Revenant sur le slogan de l'entreprise, Sahbi Othmani a assuré que «Rouiba a toujours veillé à offrir aux consommateurs algériens et étrangers des produits sûrs et de qualité supérieure, faits à base de fruits et de produits naturels, sans conservateur et au taux de sucre le plus bas du marché». «NCA-Rouiba SPA, a-t-il poursuivi, est aussi une entreprise responsable et engagée qui, depuis sa création, contribue à l'essor économique de la nation, et ce, en étant l'une des premières entités économiques algériennes à être cotée en bourse». A cet effet, l'orateur a fait savoir que Rouiba a aussi été l'une des premières sociétés de production à s'engager dans la voie de l'exportation de ses produits outre-mer, ce qui lui a valu le prix national du meilleur exportateur en 2015. Retraçant le parcours de l'entreprise, il a rappelé qu'elle a été la première entreprise agro-alimentaire à être certifiée ISO 9002 version 1994, renouvelée en 2008 en Système de Management Intégré ISO 9001, et ISO 14001 pour le management de la qualité et le management environnemental. Rouiba est aussi la première entreprise algérienne ayant mis en place une démarche ISO 26.000, relative à la responsabilité sociétale des organisations. Enfin, NCA-Rouiba est certifiée HACCP ISO 22 000, norme relative à la sécurité des denrées alimentaires, et a obtenu fièrement, en 2018, le très prestigieux label «Buvez Tranquille».
Les investisseurs algériens bloqués
Sahbi Othmani a révélé par ailleurs les difficultés que rencontrent les investisseurs algériens au niveau des banques, au moment où ils veulent investir sur des marchés étrangers. «Investir sur les marchés étrangers permettra à l'entreprise de s'épanouir et d'avoir des bases sûres, sur lesquelles le pays peut construire son économie», a-t-il indiqué. Et d'ajouter : «Aujourd'hui, les investisseurs algériens ne savent plus à quel saint se vouer. Ils rencontrent d'énormes difficultés pour avoir l'autorisation des banques». Visant à s'introduire dans le marché africain avec la création d'une usine, Rouiba n'arrive pas à avoir l'accord de la banque d'Algérie. A cet effet, le DG de Rouiba estime que ce blocage ne rend pas service au pays, car pour faire évoluer l'économie nationale, il ne faut pas bloquer les entreprises locales qui cherchent à évoluer.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Radia Choubane
Source : www.letempsdz.com