Sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis à son encontre par
les autorités françaises, suite à sa condamnation par la justice française, en
1987, pour vol qualifié commis par une bande de malfaiteurs, un Algérien,
ancien émigré, a bénéficié, hier, de la prescription des faits, à l'issue de
son procès qui s'est tenu devant le tribunal criminel d'Oran. L'accusé,
répondant aux initiales H.M., a eu droit à cette disposition du Code de
procédure pénale, après l'expiration du délai légal (20 ans, à compter de la
date où les faits incriminés se sont produits, à savoir l'année 1984), au terme
duquel l'action publique ne peut plus être exercée, rendant de ce fait, toute
poursuite pénale impossible. Décision qui était du reste très attendue. En tout
cas, le conseil de l'accusé «chanceux», maître Habbar, plaidait sur un ton
assuré, sourire confiant sur le visage tout au long de l'audience. Le verdict
coulant de source, les juges et les jurés n'ont pas mis beaucoup de temps dans
la salle des délibérés, d'autant que dans cette affaire, il y avait également
matière à appliquer la prescription du jugement (ou de la peine). D'ailleurs,
le représentant du ministère public a, de son côté, requis, à juste titre,
«l'application de la loi». D'après les bribes d'informations récoltées du
débat, qui s'est axé sur des points de droit, n'abordant que de succincts
faits, H.M. fut soupçonné d'avoir participé à un triple vol à main armée,
perpétré durant l'année 1984, dans la ville française de Vitrolles (chef-lieu
de canton des Bouches-du-Rhône). Une entreprise et un magasin furent l'objet
d'un hold-up commis par une bande de malfaiteurs, qui emportèrent un butin de
860.000 francs. Dans le feu de l'action, traqué par la police, le gang prit
d'assaut un automobiliste, auquel il vola sa voiture. Jugé par défaut, trois
années plus tard, H.M fut condamné par la justice française. Entre temps, il
était rentré au bled. Après moult péripéties, son dossier, transmis de France
vers l'Algérie, le rattrapa quelques années après. Mais, c'était trop tard: les
faits se sont prescrits. L'ancien émigré est enfin libre.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com