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ACCUSANT LE POUVOIR DE STAGNATION ET DE LENTEUR



ACCUSANT LE POUVOIR DE STAGNATION ET DE LENTEUR
Le président du Front du changement persiste et signe, la solution à la crise que vit le pays ne saurait être que consensuelle, regrettant que le pouvoir s'entête à tourner le dos à l'opposition qui, pourtant, ne manque pas d'esprit d'initiative.M. Kebci - Alger (Le Soir)Abdelmadjid Menasra, qui s'exprimait hier matin à l'ouverture d'une session ordinaire du conseil consultatif du parti, accuse le pouvoir de «stagnation», de «lenteur», n'agissant qu'en réaction à un événement. Et pas que cette tare puisqu'il lui porte l'accusation de ne pas faire cas des nombreuses initiatives lancées ici et là par les partis et groupes de partis et personnalités. «Qu'il en adopte au moins une», lui qui fait preuve, ajoutera le patron du FC, d'un «manque» manifeste de volonté d'agir. Pour l'ancien ministre de l'Industrie, sous la chapelle du MSP avec lequel il a rompu, il est plus qu'urgent d'engager un «dialogue sans exclusive», qui aboutirait à une «Constitution consensuelle» à soumettre à l'approbation du peuple via un «référendum».Ceci, avant, poursuivra-t-il, l'installation d'un gouvernement «d'union nationale» et la tenue d'élections législatives et locales anticipées. Le président du Front du changement s'oppose, par ailleurs, aux partisans de l'enclenchement de l'application de l'article 88 de la Constitution, ne partageant pas la «vacance du pouvoir» que proclament nombre de partis et personnalités. Menasra, lui, parle «d'absence de dirigeant», comme si cela ne voudrait pas dire la même chose, considérant que ce «point» ne pouvait constituer le fond du problème.Commentant l'actualité nationale, Menasra reproche au pouvoir sa politique des «deux poids deux mesures», concernant la rapidité avec laquelle il a répondu aux doléances des agents des URS sortis dans la rue, trois jours durant, dans une action de protestation inédite. Tout comme il dira que la réouverture du dossier des moines de Tibhirine, avec la visite en Algérie la semaine dernière du juge français, Marc Trévidic, relevait du droit de la France à refaire l'enquête y afférente.Un pays «soucieux de ses ressortissants», commentera-t-il, enfin.


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