De notre correspondant
Mohamed Rahmani
Comme nous l'avions rapporté dans nos précédentes éditions, les disques durs des microordinateurs de Jean-Michel Baroche, principal accusé dans l'affaire des films X réalisés avec des mineures à Annaba, qui avaient été transférés à Alger, ont finalement pu être décryptés et ont livré leurs secrets. Il a fallu le concours de 2 spécialistes américains, dépêchés expressément par Washington pour assister leurs homologues algériens et percer les codes d'accès mis en place par J-M.B. pour bloquer toute intrusion. Ces codes dits biométriques sont complexes dans la mesure où aucune personne ne peut avoir accès aux informations stockées sur le microordinateur exceptée celle s'étant enregistrée au préalable comme la seule habilitée à consulter lesdites informations. Le microordinateur refuse invariablement l'accès à tout individu qui ne répond pas aux caractéristiques biométriques enregistrées. Un travail difficile auxquels ont collaboré les
spécialistes des deux pays pour, en fin de compte, réussir à pénétrer les secrets que recèlent ces disques durs. Cependant, sur l'identité des personnes, des lieux, des dates ou le contenu de ces enregistrements, aucune information n'a filtré et tout est tenu secret pour préserver l'instruction qui est toujours en cours. La technicité, le savoir-faire employés et la volonté de protéger ces informations contre toute intrusion laissent penser que J-M.B. devait avoir d'autres intentions que celles admises par tous, à savoir la réalisation de films X. La méthode employée relève d'activités qui ont beaucoup plus trait au renseignement qu'à une banale affaire de sexe. J-M.B., un barbouze sous les traits d'un sexagénaire libertin et épicurien ' Au vu du secret qui entoure cette affaire, du transfert des disques durs à Alger, des codes d'accès installés, la réponse pourrait être par l'affirmative. Et là ce ne sera plus une simple affaire de police mais cela relèvera de la sécurité du pays, qui a ses spécialistes en la matière. Ou alors serait-ce un moyen de pression sur les personnes enregistrées, surtout si celles-ci sont influentes et occupent des postes importants au sein de l'administration ou dans le monde politique ' Ce serait un chantage qui peut rapporter gros et qui fera faire ce qu'on voudra à la personne enregistrée.La presse est tenue à l'écart et les informations qu'on distille au compte-gouttes ne sont pas pour calmer l'ardeur des professionnels qui sont à l'affût du moindre détail, et les spéculations vont bon train. Les jours qui viennent nous diront (peut-être) plus.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M R
Source : www.latribune-online.com