Alger - Revue de Presse

ABDESLAM HABAREK, PRESIDENT DU FORUM REAGE L'Algérie, un acteur important



Diplômé de l'Ecole centrale de Paris, Abdeslam Habarek est le présidentdu Forum de REAGE (Réseau des Algériens diplômés des grandes écolesfrançaises). Pour le Quotidien d'Oran, il revient sur le succès de la premièreédition du Forum qui s'est tenue samedi 26 mai à Paris.  Le Quotidien d'Oran: Quel bilan faites-vous de cette première édition ?Abdeslam Habarek: Pour une première édition, il s'agit d'une vraieréussite. Le résultat a dépassé toutes nos espérances: 16 entreprisesd'envergure internationale - algériennes ou filiales de groupes français etaméricains - étaient présentes et plus de 1.600 visiteurs ont fait ledéplacement. Devant les stands des entreprises, nous avons senti un véritableintérêt aussi bien du côté des recruteurs que de celui des candidats.Aujourd'hui, nous pouvons dire que nous avons réussi notre pari: mettre en contactdes entreprises basées en Algérie avec des compétences vivant en France.  Q.O.: Qui sont ces jeunes diplômés vivant en France qui souhaitent partirtravailler en Algérie ? A.H.: Il y a différents profils: de l'étudiant à la recherche d'un stageen Algérie à celui du cadre d'une grande entreprise française souhaitantévoluer vers l'international et qui place l'Algérie en tête de ses choix, enpassant pour le jeune diplômé d'une université française ou d'une grande écoleattiré par le dynamisme des entreprises algériennes et qui se dit: «pourquoi nepas tenter quelque chose sur place ?». Quelques contrats ont été signés directement sur place. Plusieurscandidats ont été retenus pour poursuivre une série d'entretiens en vue d'uneembauche. Selon les cas, les entretiens auront lieu en Algérie ou ici enFrance. Pour l'anecdote, parmi les personnes qui ont été recrutées sur place,figure un cadre d'origine tunisienne. Nous avons pleinement profité del'actualité de ces derniers mois: l'Algérie est en train de devenir un acteuréconomique important de la Méditerranée. Quand on voit les nombreux projets d'investissements d'envergureinternationale en Algérie et que certaines entreprises algériennes exportentleurs produits, on comprend que quelque chose vient de changer dans la vie denos entreprises.  Q.O.: Envisagez-vous de donner une suite à ce succès ? A.H.: Il y a d'abord une suite logique: la réussite de cette premièreédition nous incite à faire de notre Forum un rendez-vous annuel. Dans un an,une deuxième édition aura donc lieu. Nous avons déjà la confirmation de laprésence de toutes les entreprises qui ont pris part au premier rendez-vous. Au regard de l'intérêt que nous avons constaté, nous travaillonségalement sur la mise en place d'autres formules: des pépinières d'entreprises:faire rencontrer des porteurs de projets en Algérie avec des investisseurssusceptibles de les accompagner. Nous allons, bien sûr, continuerl'organisation de conférences thématiques sur des sujets en relation avec l'économiealgérienne. D'ailleurs à la rentrée, nous organisons une conférence sur lesecteur agroalimentaire en Algérie.  Q.O.: Votre association a-t-elle vocation de devenir un lobby algérien enFrance ?A.H.: Non. Notre association est à vocation économique et c'est déjàlargement suffisant ! Il faut savoir que nous n'avons rien inventé: desassociations similaires existent déjà en France pour les Tunisiens et lesMarocains par exemple. Nous avons cherché à combler un vide qui ne devait pasexister car la communauté algérienne est très importante en France, avec denombreuses compétences. Pour nous, le timing est parfait, car l'économiealgérienne est en pleine expansion. Les besoins en compétences sont trèsimportants au regard des nombreux projets en cours. C'est sur ce levier quenous voulons agir en devenant une plate-forme génératrice d'opportunités pourses membres, pour les entreprises implantées en Algérie et pour les compétencesalgériennes établies en France ou en Algérie. C'est la seule et unique vocationde notre association.  Q.O.: En France, les grandes écoles sont synonymes d'élites. LesAlgériens diplômés des universités ont-ils leur place parmi vous ? A.H.: Les grandes écoles sont synonymes d'élitisme, c'est une notionspécifiquement française. Pour notre part, à REAGE, nous cherchons à traversnotre démarche à mettre en valeur l'excellence algérienne. Nous avons ouvert notre association aux universités et aux diplômés desécoles et des universités algériennes qui vivent et travaillent en France. Nousn'avons donc aucune vocation élitiste, bien au contraire: nous pensons quechaque personne, à son niveau, peut être utile pour servir notre ambition quiest, encore une fois, d'accompagner et de participer au développementéconomique de l'Algérie.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)