Toutes les occasions sont bonnes pour le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Mokri qui, jeudi encore, réitérait l'opposition de son parti à un quatrième mandat de Bouteflika. S'exprimant devant les membres du Groupe de défense de la mémoire et de la souveraineté, qui se sont retrouvés au siège du MSP pour commémorer le déclenchement de la révolution algérienne, il dira que les trois mandats de Bouteflika ont consacré l'échec et la corruption.Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - La conversion de Mokri en opposant politique se passe plutèt bien. L'homme, qui a fréquenté le pouvoir sous Nahnah, puis sous Aboudjerra Soltani, est en passe de réussir son examen de passage dans l'opposition. Il fait preuve, en tout cas, d'une endurance notable à brocarder Bouteflika dont il juge le règne, long de quinze années, marqué par deux grands maux : l'échec et la corruption.
«Les trois mandats successifs de Bouteflika sont caractérisés par l'échec et la corruption. C'est le régime de Bouteflika qui a dévoyé l'activité politique», a-t-il clamé jeudi, devant un parterre à la conviction faite, il faut le dire, qu'il faut tout entreprendre pour éviter que Bouteflika ne rempile en 2014.
Le Groupe de défense de la mémoire et de la souveraineté, dit le Groupe des 14, partage en effet avec Mokri le sentiment qu'il faille «un autre 1er Novembre» pour sortir le pays d'un régime qui le fait s'enliser dans la corruption. Et c'est toujours Mokri, au ton affranchi de l'hésitation, qui prend sur lui d'ajuster la critique à l'encontre de Bouteflika.
«En trois mandats, Bouteflika a dépensé plus de 500 milliards de dollars pour, au final, aboutir à un produit national brut ne dépassant pas les 188 milliards de dollars.» Le président du MSP ne manquera pas ensuite de rappeler les grands scandales de corruption, Khalifa, Sonatrach 1 et 2, etc., qui ont entaché le long règne de Bouteflika. Mokri a enchaîné par dire qu'il doute fort que les responsables de cette corruption soient jugés. «La société civile doit prendre conscience du danger que ceux qui dilapident les deniers publics font courir au pays, un pays qu'ils quitteront après l'avoir fait s'écrouler.»
Revenant au 1er Novembre, le président du MSP a indiqué qu'il a été trahi dès l'indépendance, avec l'isolement de Mohamed Boudiaf, Ahmed Ben Bella et Krim Belkacem et d'autres. Prenant la parole, Abdelaziz Gharmoul, président du Mouvement des citoyens libres (MCL), a invité les membres du Groupe des 14 et les partis de l'opposition à boycotter les festivités officielles de la célébration du 1er Novembre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A I
Source : www.lesoirdalgerie.com