Alger

Abdelmalek Sellal inaugure l'exposition dédiée à l'agriculture L'Algérie à la recherche d'une vision futuriste pour le secteur



Abdelmalek Sellal inaugure l'exposition dédiée à l'agriculture L'Algérie à la recherche d'une vision futuriste pour le secteur
Photo : Riad
Par Samira Imadalou
«C'est une bonne avancée pour l'Algérie.» C'est en ces termes que le Premier ministre, Abelmalek Sellal, a qualifié le parcours de l'agriculture depuis l'indépendance à ce jour. Un parcours retracé à travers une grande exposition inaugurée officiellement, hier, par
M. Sellal en présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique accrédités à Alger et des responsables de secteur agricole. Le Premier ministre a, durant deux heures, sillonné les différents stands de cette manifestation qui s'étalera jusqu'au 24 février prochain. Ouverte au grand public à partir d'aujourd'hui, cette exposition est organisée par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural. Le choix du 18 février pour son lancement officiel n'est pas fortuit, puisque cette date coïncide avec la Journée nationale du Chahid, une date symbolique pour l'Algérie globalement et pour le monde rural de manière particulière.
Placée sous le thème «L'agriculture et le rural: hier, aujourd'hui et demain», l'exposition est dédiée au monde rural, aux savoirs et connaissances et à l'alimentation. Trois questions de grande importance pour l'avenir du secteur, qui a connu de nombreuses mutations tout au long de ce demi-siècle d'indépendance. «A travers cette exposition, nous voulons rester fidèles au message véhiculé par ceux qui ont mené la guerre de libération. L'agriculture et les territoires ruraux ont toujours été au centre d'un enjeu continu durant toute l'histoire du pays, que ce soit avant, pendant ou après la guerre de libération», a déclaré le ministre de l'Agriculture et du Développement rural ' lors d'un point de presse organisé en marge de la cérémonie officielle, non sans rappeler le rôle du monde rural dans la guerre de libération. Et d'enchaîner : «Le résultat est là aujourd'hui, mais nous devons poursuivre sur cette lancée, à travers une vision futuriste de l'agriculture et du monde rural». Il s'agit pour le représentant du gouvernement de travailler pour enclencher une dynamique dans un secteur stratégique. Mais pour cela, faudrait-il que tous les acteurs s'impliquent dans ce processus de développement.
L'appel est d'ailleurs lancé aux investisseurs, aux jeunes et aux chercheurs pour qu'ils se mobilisent davantage autour du développement du secteur.
Pour cela, il est important selon le ministre que les jeunes aient une perception de l'agriculture.
«Le problème n'est pas dans les dispositifs ni dans les moyens.
Le problème c'est dans la vision», dira le ministre, qui a appelé pour l'amélioration des capacités de production de manière à diminuer la dépendance alimentaire de l'Algérie. Certes, les disponibilités agricoles se sont multipliées par huit depuis 1962 mais la facture
alimentaire de l'Algérie demeure élevée.
Cinquante ans d'indépendance c'est aussi 50 ans de dépendance alimentaire puisque dans plusieurs filières agricoles le recours à l'importation est impératif. Hormis, les produits agricoles frais, les besoins de l'Algérie, en céréales notamment sont majoritairement importés.
Globalement, selon les chiffres donnés hier, l'Algérie assure 72% de ses besoins en produits alimentaires par la production nationale. Les 27% restants proviennent des marchés extérieurs.
S. I.

Un million d'hectares sera dédié à l'oléiculture
Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a annoncé hier en marge de l'inauguration officielle de la grande exposition dédiée au secteur, qu'un million d'hectares sera consacré à la plantation d'oliviers. Une manière de renforcer cette filière en quête de développement. il a également rappelé que l'oléiculture n'est plus concentrée dans certaines régions du pays. Mais elle s'est élargit au Sud ou les potentialités sont importantes.

Seulement 35% de la production agricole atterrit dans les marchés de gros
Selon le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, seulement 35% de la production agricole arrive au marché de gros. Le reste est distribué via le réseau informel. La multiplication des intermédiaires bloque la commercialisation des produits agricoles dans les normes. Ce qui est d'ailleurs à l'origine des fluctuations des prix sur le marché national. Face à cette situation, le ministre a relevé la nécessité d'installer les surfaces-agro. Le département de Benbada travaille sur ce dossier.
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