
La glorieuse révolution de novembre 1954 n'a jamais été une guerre de religions, mais plutôt une révolution visant à se départir du système colonial français.M. Kebci - Alger (Le Soir) - C'est l'idée que Abdelmadjid Azzi défend. S'exprimant, dans le cadre du forum de la mémoire que le quotidien el Moudjahid a consacré, hier, la veille de la célébration du 55e anniversaire du recouvrement par le pays de son indépendance nationale, aux femmes militantes de la cause nationale d'origine européenne, celui qui avait rejoint les rangs de la glorieuse armée de libération nationale dans la vallée de la Soummam alors qu'il n'avait que 19 ans, s'inscrit en faux contre cette idée que certains esprits distillaient, et selon laquelle la guerre de libération nationale était une «guerre de musulmans contre des impies».«Que ceux qui distillent ce genre de contrevérités historiques sachent que d'un côté, il y avait bien des nôtres qui étaient de l'autre côté lors de la révolution, et nous combattaient, et d'un autre côté, il y avait bel et bien beaucoup d'Européens dont notamment des français qui combattaient à nos côtés l'ordre colonial français, pour la liberté, la justice et les valeurs humaines», affirme-t-il. Des «Algériens à part entière» auxquels nous devons beaucoup».Ces Algériens à «part entière», dont nombre de femmes, ont été jusqu'à «refuser le code de l'indigénat qu'ils n'ont jamais cessé de dénoncer». Des femmes que Azzi a eu à connaître de très près pour avoir été ensemble au maquis. Et de citer Danielle Minne qui a rejoint le réseau aux bombes piloté par Yacef Saâdi, Péchart alors qu'elle n'avait que 17 ans et qui a épousé feu le martyr Khelil Amrane, ou encore une autre française, Raymonde Peschard dite Taouès, qui a été sauvagement assassinée par un officier de son pays pour avoir énergiquement signifié sa désapprobation de l'achèvement par balle d'un maquisard, médecin de son état, après avoir été blessé.Et parmi ces Européens qui ont épousé la cause nationale, il n'y avait pas que les Français puisque des Italiens étaient également du maquis. A l'exemple de la famille Molinerie installée à son arrivée en Algérie dans la ville de Laghouat avant que des membres ne débarquent dans la capitale, à Hussein-Dey plus précisément.Et le plus emblématique martyr est incontestablement Melkhir qui a enduré les affres des geèles coloniales, 45 jours durant, dont 17 jours de tortures atroces avant que son frère Smaà'l ne subisse la furie des membres de la triste OAS, comme le témoignera un membre de cette famille européenne qui a épousé la cause nationale avant d'opter pour la nationalité algérienne, changeant même de patronyme pour devenir Boukhal.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com