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Abdelmadjid Attar à propos de la prochaine réunion de l'OPEP



Abdelmadjid Attar à propos de la prochaine réunion de l'OPEP
La prochaine réunion de l'Opep prévue le 30 de ce mois à Vienne devra donner plus d'impact à l'accord de base d'Alger dit d'historique. La tant attendue rencontre suscite un enthousiasme mitigé chez les analystes.Naouel Boukir - Alger (Le Soir) - «Les pays membres de l'Organisation ne peuvent pas revenir en arrière car la situation actuelle ne profite à personne», a déclaré l'ancien P-dg de Sonatrach, Abdelmadjid Attar. «Ces derniers se trouvent dos au mur et sont obligés de sortir avec un accord quel qu'il soit», a-t-il ajouté. En effet, le plus complexe reste à établir lors de cette prochaine réunion, à savoir la distribution des quotas pour chaque membre du cartel. Parallèlement à cette tâche, l'intervenant rappelle qu'il sera également question de se fixer sur «une réduction de la production ou un gel ainsi que ses niveaux et échéances».Revenant sur le contexte et les causes de la crise énergétique actuelle, A. Attar soutient que ce sont «les pays du Golfe et l'Arabie Saoudite principalement qui sont les premiers responsables de cet excédent d'offre et conséquemment de la chute des prix». Selon lui, ce sera à eux de prendre «l'initiative de réduire en premier leurs productions qui sont manifestement conséquentes». Il a rappelé à ce titre que l'Arabie Saoudite met sur le marché 11 mbj, au même titre que la Russie et les Etats-Unis. «D'où l'intérêt, invite-t-il, à convaincre la Russie d'adhérer à la prochaine réunion et de participer à l'effort de réduction car elle est aussi fortement touchée par la décadence des prix du baril.»D'autres complications entravent la stabilisation du marché comme «les stocks américains arrivés à leur niveau maximum ou la position, encore floue, de l'Iran et de l'Irak dont les capacités de production sont considérables», a-t-il indiqué. Rajoutant à cela que «le principal facteur de l'accumulation de près de 1,5 million de barils sur le marché pétrolier est la récession économique mondiale due à la baisse de la consommation». Selon l'ancien P-dg de Sonatrach «baisser cette quantité de 500 000 barils ne servira pas à grand-chose. C'est un objectif de réduction de 750 000 barils qu'il faudra négocier afin de voir probablement les prix évoluer entre 50 et 60 dollars comme le prévoient les évaluateurs». En rajoutant «qu'éponger le déficit actuel nécessite au minimum une année de temps». Autrement dit, revoir le prix de l'or noir avoisiner les 80 dollars relève aujourd'hui de l'utopie.
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